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Télévision et radio soviétiques. Les pours et les contres

20 février 2013/4 Comments/in Éthique & Intelligence Sociale, PRO /by Anton Malafeev
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1 Radio
2 Télévision

La télévision de nos jours est devenue un tout. Ça me fait toujours sourire lorsqu’on me demande :
— « As-tu regardé, quand tu étais petit, Starsky et Hutch et Capitaine Flam ? »
— « As-tu écouté Pink Floyd ? »

Non. Je n’ai pas regardé Dallas, Santa Barbara et Astérix. Je n’ai pas écouté Rolling Stones. On n’a pas tous regardé et écouté la même chose lorsqu’on était petits…

Radio

Ce qu’il faut savoir c’est que l’Union Soviétique fut un pays très ‘’transparent’’ et très ‘’préoccupé’’ par le quotidien de ses citoyens. L’expression « rideau de fer » n’est pas apparu par hasard. Ces photos ce sont les frontières du bloc soviétique avec les pays “impérialistes” limitrophes. En d’autres termes, c’est ainsi que le régime socialiste-communiste isolait ses peuples des idées autres que le communisme.

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Dans la lumière dudit, la diffusion nationale se faisait sous l’égide du Big Brother. Les 3-4 stations existantes, que l’on n’entendait pas toujours, transmettaient la musique classique, les récits des poèmes des grands classiques russes, et les infos. Ces dernières en majeure partie se résumaient aux succès innombrables du parti “chéri par le peuple” et aux plans quinquennaux des héroïques ouvriers soviétiques…

Dans les années 1950 la “Radio Liberté” devient très populaire dans les milieux intellectuels. La radio est interdite par le régime, mais l’audience progressivement s’élargit et grossit – les gens essayent de capter la fréquence avec les postes à moitié bidouillés.

En 1955 un système global de bruitage des fréquences occidentales est mis en place par le gouvernement. Leur écoute est condamnée par la loi.

Quoi qu’il en soit, derrière d’énormes interférences la “voie-liberté” rapportait les faits que personne en URSS (parmi les mortels) ne pouvait savoir en dehors de ces fréquences clandestines.

Et même si on avait peur de l’écouter, car la sentence était sévère, on l’écoutait quand même – le cerveau humain est une substance curieuse …

Info

Wikipedia : le plan quinquennal est un document de planification économique gouvernemental fixant des objectifs de production sur une période de cinq ans. Initialement utilisé en URSS, le plan quinquennal est ensuite apparu dans d’autres pays communistes comme la République populaire de Chine (où il existe toujours).
L’usage de plans quinquennaux, sous différentes formes, s’est aussi répandu dans les démocraties populaires et occidentales, dont la France, qui, via le Commissariat général du Plan, l’a utilisé jusqu’en 2005, ainsi que des pays comme le Canada ou le Maroc.
Info
Radio Liberté (à l’origine s’appelant Libération) en réalité était financée par le congrès américain dans le but de diffuser les émissions pour le développement des institutions démocratiques et une économie de marché dans les pays qui tentaient de surmonter le régime autoritaire, les violations des droits de l’homme, afin de garantir la liberté des médias. Pour couvrir le territoire soviétique la diffusion se faisait depuis Munich et l’île de Taïwan.
En 1971 la CIA reconnait avoir géré la radio, ce qui laisse quelques doutes sur la véracité et l’impartialité du contenu diffusé dans le cadre de la guerre froide entre l’URSS et les USA. La raison pour laquelle l’administration soviétique qualifiait cette radio d’armes d’information de l’Occident.

 

Télévision

télévision radio soviétiqueEn ce qui concerne regarder les mêmes séries – aucun film ou dessin animé étranger n’a été diffusé sur les ondes de la télévision soviétique, sauf ceux des “pays-amis” (bloc soviétique d’Europe Centrale, Inde, Cuba, Chine, certains pays d’Afrique et d’Amérique centrale et celle du sud). Plus que cela, nous avions 2 chaines nationales jusqu’aux années 80. Sur ces chaines nous avions le droit aux films soviétiques en boucle qui, jusqu’aux années 60-70, ne comportaient que de la propagande subtilement ficelée.

Quant aux plus jeunes – nous avions un dessin animé comportant une quinzaine de volets de 5-10 minutes sur le loup et le lièvre. La copie presque parfaite de «Tom & Jerry» de Metro-Goldwyn-Mayer adaptée aux réalités soviétiques ou plutôt aux enfants soviétiques. Le loup cherchait désespérément à attraper le lièvre dans des situations comiques.

Encore deux ou trois séries du genre pour les enfants se répétaient régulièrement durant mon enfance, insérées dans les pauses entre les films de propagande pour les adultes et les réunions du parti communiste avec les discours interminables du Secrétaire Général du parti (l’équivalent du président dans d’autres pays).

Info

Saviez-vous que les cassettes VHS ont commencé à être commercialisées en France en 1978. Dans Wikipedia il est écrit «Durant les années 1980 et 1990, la VHS est la norme la plus commune pour la vidéo familiale à travers le monde entier».

C’est loin de la réalité si on inclut l’URSS dans le monde entier. Personnellement j’en ai entendu parler pour la première fois en 1990. J’ai bien dit “entendu parler”. La première fois que j’en ai vu une en vraie – devait avoir lieu en 1992. Et ce n’est qu’en 1994 que mes parents ont acheté un magnétoscope et pour la première fois nous regardions un film indépendamment de l’antenne TV. Dire que ce fut un événement, c’est ne rien dire…

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2 points positifs tout de même à retenir au sujet de la télévision soviétique :

  • Malgré la propagande, les films soviétiques étaient bons par leur jeu d’acteurs (heureusement…). La master-classe des acteurs de cette époque était de très haut niveau, certains jouaient vraiment comme des Dieux. Bien que pour les subtilités des films soviétiques il faut vraiment avoir vécu en URSS. Une simple traduction ne transmettrait jamais toute la profondeur du sens et surtout des sous-entendus cachés. Cela provient certainement du fait que la vie y était vraiment particulière.
  • Absence de publicité – pas de matraquage commercial pour vous vendre des dentifrices, des chewin-gums, des voitures, des assurances, des confitures ou des voyages. Surtout pas des voyages — le rideau de fer n’a pas été construit pour rien tout de même.

Or, l’absence de la publicité était parfaitement logique, lorsqu’on sait ce qui se vendait dans les magasins…

A LIRE EGALLEMENT
MAGASINS SOVIÉTIQUES — “L’OPULENCE” DE LA DENRÉE ET DES BIENS
Tags: Communisme, Russie, URSS
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https://www.newpointdeview.com/wp-content/uploads/television-radio-sovietique-1.jpg 292 320 Anton Malafeev https://www.newpointdeview.com/wp-content/uploads/logo-NewPointDeView-New-Point-de-View-1000x155-white.png Anton Malafeev2013-02-20 12:00:192018-06-06 08:34:08Télévision et radio soviétiques. Les pours et les contres
Anton Malafeev

• enseignant et conférencier en Intelligence Sociale,
• auteur russo-français du livre Psychologie des (nouveaux) riches,
• interview des gens atypiques,
• fait des podcasts,
• et s’intéresse à l’anthropologie, à la sociologie, à l’éthique, etc.

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4 Commentaires
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pancho
pancho
9 mai 2013 02:19

bravo pour cette audace de transformer une pensée qui bien souvent se sclérose dans le nid douillet de l’individualisme!
Partager devient une valeur!
Bien à toi

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VladimirK
VladimirK
7 décembre 2014 20:31

Article assez primitif dans son argumentation, qui joue de tous les poncifs que l’on s’imagine sur l’URSS.

En effet, réduire les émissions pour enfant à “Nu-Pogodi” est très réducteur. Il y avait une très grosse production, souvent de qualité et même exportée à l’Ouest (c’est dire !), et pour l’anecdote, Sting a écrit sa chanson “Russians” en tombant sur une émission de Spokoynoy nochi Malyshy.

En ce qui concerne le cinéma (et certaines émissions / publications) peut-être faut-il faire preuve d’un minimum de subtilité pour voir des doubles-sens dans la plupart des films. Les articles soviétiques n’étaient pas idiots, et savaient faire passer des messages malgré la censure (pour plus d’information, regarder par exemple le film Anna de Mikhalkov).

Les gens savaient regarder les films avec le sens que voulaient y mettre les auteurs, la censure aussi – et il était obligatoire pour elle de lâcher du lest, sinon l’URSS aurait sauté 20ans plus tôt, et puis tant que cela ne sautait pas trop aux yeux, c’était accepté… – donc cette histoire de propagande n’est pas valable.

Je recommande à l’auteur de revoir les films soviétiques – maintenant largement disponibles en DVD, souvent avec des boni explicatifs – avec un oeil d’adulte cette fois-ci, et peut-être de refaire ensuite l’article.

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Anton Malafeev
Anton Malafeev
Author
Reply to  VladimirK
8 décembre 2014 19:21

Vladimir,

Je vous réponds naturellement en français, bien que l’envie ne m’échappe de vous parler notre première langue natale.

Je tiens d’office à préciser que ma réponse ne vient d’offuscation quelle conque du fait que vous considériez mon article primitif, car le dire est à la portée de tout le monde, tout comme c’est le droit universel de tous également. Néanmoins, je n’ai pas résisté au plaisir de décortiquer votre commentaire, à mon sens, truffé de fourvoiements.

 

Vous, qui appréciez l’article Pourquoi de Margerie est mort en Russie ?, ayant bénéficié de la même quantité de recherche, de réflexion et d’attention, considérez le récit (très abrégé) sur la télévision soviétique comme les poncifs imaginaires sur l’URSS ..?

On dit souvent que le regard de l’extérieur est plus objectif. Or, vous devriez nous raconter votre vision de la télévision soviétique, vous qui avez grandi en France depuis le tout début des 80s. Bien qu’en l’occurrence, initialement l’article s’intéressait justement au regard de l’intérieur du rideau de fer, basé sur le vécu donc (car pour ma part j’y ai vécu 13 ans), à destination de ceux qui ne connaissent rien ou pas grand-chose du quotidien des soviétiques. 

« Ну погоди » est réducteur pour décrire la « très grosse production » soviétique pour enfants, dites-vous. En effet, il y avait Винипух et Чебурашка, sans oublier encore 2-3 pauvres (dans tous les sens du terme) dessins animés (du genre Ёжик в тумане), dont on connaissait par cœur le sujet à force de ne regarder que ça, tournant en boucle d’année en année. C’était une tellement grosse production que, même enfant en bas âge, les regardant j’éprouvais toujours un sentiment d’insatisfaction sans comprendre pourquoi. Aujourd’hui je comprends beaucoup mieux en comparant aux productions non-soviétiques de la même époque. 

Vous dites « peut-être faut-il faire preuve d’un minimum de subtilité pour voir des doubles-sens dans la plupart des films ». Je l’ai mentionné, mais d’une façon justement un peu subtile : « Bien que pour les subtilités des films soviétiques il aurait vraiment fallu vivre en URSS. Une simple traduction ne transmettrait jamais toute la profondeur du sens. Cela provient certainement du fait que la vie y était vraiment particulière ». Les mots différents portant le même sens… 

Vous dites « Les articles soviétiques n’étaient pas idiots, et savaient faire passer des messages malgré la censure (pour plus d’information, regarder par exemple le film Anna de Mikhalkov) ». Sans vouloir chipoter pour un rien – mon récit a été construit autour de la radio et de la télévision, et non pas de la presse (bien que ça fait partie de la communication, je vous l’accorde). Mais à quel moment ai-je parlé de l’idiotie ? Et puisque vous levez le problème – comment pourrait-on qualifier toute la communication propagandiste ne parlant qu’en bien de l’actualité soviétique au peuple sachant pertinemment qu’on lui mentait et que rien ne correspondait à la réalité, en particulier vers la fin du régime (à partir des années 70s) ?  Au passage, le film que vous citez, en parle tout le long.

Maintenant le film lui-même. Mais, mon très cher Vladimir, ce film n’est sorti qu’en 1994 (!) – c’est-à-dire 5 ans après la chute du mur de Berlin et 3 ans après le démantèlement de l’URSS. D’ailleurs, dès les premières minutes du récit dans le film Mikhalkov dit « tout cet Empire qu’on voit à l’écran n’existe plus ». Alors, on peut facilement le regarder aujourd’hui, pour l’information – comme vous dites, mais il ne sortirait jamais, fût le régime toujours en place. 

Pire – Nikita Mikhalkov serait en train, depuis toutes ces années, de construire la BAM ou ‘’déboiser’’ la Sibérie s’il avait eu l’audace de présenter son chef d’œuvre à la censure de l’époque — la fortune habituelle de tout intellectuel soviétique (ou dissident politique) pour lui remettre les idées en place, par chance de ne pas être fusillé comme de coutume aux aurores du régime bolchévique.

En ce qui concerne votre argumentation « non primitive » sur la propagande – je cite de mon article, au cas où ça vous a échappé : « les films soviétiques ne comportaient que de la propagande subtilement ficelée jusqu’aux années 60-70 ». C’est justement à partir de cette période que la censure a commencé à lâcher du lest. Mais dire qu’à l’URSS « l’histoire de propagande n’est pas valable » – j’ai bien envie de vous répondre : « revoyez les films soviétiques vous-même avec vos yeux d’adultes ». Pour ce faire prenez les productions d’avant l’âge d’or comme Двеннадцать стульев, Бриллиантовая рука, Гараж, Служебный роман et bien d’autres classiques du magnifique cinéma soviétique que personnellement j’adore. J’ose supposer que vous découvrirez beaucoup de nouveau sur l’histoire du pays de vos origines. 

 

Malgré ma réponse quelque peu acide, je vous remercie d’avoir commenté cet article tombé dans les oubliettes depuis 2 ans et d’avoir, ainsi, manifesté un autre point de vue, même si je lui ai infligé un démenti formel. Vous êtes, bien sûr, bienvenu pour répondre et/ou critiquer ma réaction : « du débat naît la lumière ».

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VladimirK
VladimirK
Reply to  Anton Malafeev
8 décembre 2014 22:06

J’avoue volontier que mon argumentation était assez bâclée, et donc assez faible, mais malgré votre réponse, je vais essayer de me réexpliquer.

C’est vrai, j’ai grandi en France, et quand nous allions en URSS, ce que l’on nous présentait était “le monde merveilleux de Vladimir Iliich”. Très sincèrement, quiconque a visité l’URSS ne pouvait n’être qu’enchanté de son voyage puisque tout était organisé, millimétré, sans aucun écart.

Au point que quand mes parents ont eu l’idée saugrenue d’aller en URSS en voiture (une fois à Moscou, une fois à Kiev/Yalta en camping-car), le moindre écart par rapport à l’itinéraire présenté lors du dépôt de visa était réprimandé.

J’ai même récemment découvert sur des photos prises durant nos voyages en URSS, que sur plusieurs photos on trouvait les mêmes voitures de la milice, à des endroits différents. Ça donnait “moi, maman, papa, ma soeur et la milice devant l’ermitage” ou “moi, maman, papa, ma soeur et la milice devant St-Isaac”, etc.

Bref, je m’égare, et je m’en excuse.

Ainsi, pour recevoir la télévision soviétique depuis la France, il fallait une parabole de 180cm, un LNB (tête de réception) en bande C, et quelqu’un qui connaissait bien la technologie pour savoir qu’il fallait pointer le tout sur 14° Ouest, si je me souviens bien). Le signal n’était pas crypté; ce qui permettait aux communistes zélés occidentaux (et il y en avait bien plus que l’on se l’imagine, y compris dans des zones aussi improbables que l’Islande par exemple), de regarder la télévision qui dit la vérité.

Chanceux que nous étions, nous avions le matériel nécessaire, et donc si je connais Albator, Transformers et Casimir, je connais aussi Aïbalit, Tsar Saltan, Konyok gorbunok, Ostrov sokrovishya, la comédie musicale narco-expérimentale Buratino, les aventures du chien cosmonaute hongrois Balki.

Tout ça pour dire que réduire les émissions pour enfants en URSS à Nu pogodi, vinipukh et consorts revient en comparaison à réduire les dessins animés à l’ouest à Tom et Jerry et Mickey Mouse… il y avait bien entendu plus que ça.

Maintenant, je ne vous l’apprends pas, l’URSS n’était pas juste un grand pays, c’était un immense pays, allant de Kaliningrad à l’Ouest, à la mer du Japon à l’Est. Même avec un KGB ultra-rôdé, impossible de contrôler toute la population.

À l’Ouest par exemple, que ce soit en Carélie ou dans les pays Baltes, quelqu’un d’un peu bricoleur pouvait recevoir la télévision Finlandaise, Suédoise ou Norvégienne assez facilement, les signaux en PAL étant plus simples que les signaux SECAM utilisés en URSS.

Les autorités le savaient très bien, et par exemple, ce n’est pas un hasard si c’est dans les pays Baltes que les premières publicités à la télévision sont apparues par exemple. Elles étaient donc, comme vous le confirmez, obligées de lâcher du lest.

En ce qui concerne les films, c’est sûr, je n’ai qu’un oeil extérieur sur la chose. Je vais volontairement retirer les films de la péréstroyka et +, car c’est déjà un autre histoire.

Cela étant, dans nombre d’entre eux, j’ai été surpris de la légèreté qui me paraissait incompatible avec la censure. Je pense notamment aux films Klad et Inspektor GAI qui se moquent assez ouvertement de la corruption d’une certaine élite ou au cultissime (quand on aime les films du genre) Ekipazh, où l’on a à peu près tous les problèmes de société, auquel on ajoute un chauvinisme tellement exagéré (un peu comme dans Sluchay v Kvadrate 36-80) qu’il en est comique.

Il y a sans doute bon nombre d’exemples, mais je regarde tellement de films, que je me souviens pas nécessairement de tout ; il est en plus difficile pour moi de me souvenir des films pré et post-Perestroïka, normalement plus libres.
Si j’ai mentionné le film Anna, ce n’est bien entendu pas pour le film en lui même, mais pour les explications données par NM (par exemple comment il a contourné la censure au sujet de la guerre en Afghanistan dans le film Rodnya)

Bref tout cela pour dire que ce n’est peut-être pas aussi simple, en tout cas je le perçois comme tel (peut-être avec un oeil extérieur).

Quoi qu’il en soit, la censure avait un avantage, c’était de créer de véritables virtuoses, car il fallait non seulement faire des films, mais respecter les contraintes, et parfois jouer avec.

Sur un tout autre sujet – encore que – je vous recommande de lire la transcription des archives du KGB récupérées par Vasili Mitrokhin “The sword and the shield”, si vous ne l’avez déjà fait. On y apprend énormément de choses (en tout cas, moi j’ai appris), on comprend d’autre choses, y compris en relation avec les actualités ; c’est vraiment à lire.

Sur le même sujet, l’autobiographie d’un transfuge du KGB “my life in KGB” de Vladimir Kuzichkin

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