Première entreprise de surdoués – l’idée du bénéfice social et sociétal

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DANS LA PRESSE
Les-Echos-Le-Cercle-NewPointDeView-new-point-de-view-Anton-MalafeevCet article a été republié (en version abrégée) le 25.06.14 dans Les Echos Le Cercle

⚠️ Précaution oratoire

J’avais écrit cet article en 2014. Ce fut ma découverte du sujet et le début de son exploration. Le terme surdoués était simplement repris par inertie des sources différentes qui n’employaient à l’époque presque que ce mot. Au fur et à mesure de l’approfondissement du sujet, mon avis divergeait exponentiellement avec la désignation très inadaptée de ce phénomène. Phénomène, parce qu’il représente une couche de population qui est de facto minoritaire dans notre société. C’est précisément ce sur quoi s’accordent, sans exceptions, tous ceux qui en font partie.

En 2017, est sorti mon deuxième article sur le même sujet, mais avec une approche plus consciente: Sapiosexualité et neuroatypicité dans le même flacon. Ici, j’utilisais le terme atypisme qui, de mon point de view, correspond sensiblement mieux à cette minorité qu’on appelle aussi les hypersensibles, les HPI, THPI, les zèbres ou que sais-je encore… Je suis en désaccord avec toutes ces dénominations. Car pour moi, le vrai terme est “atypiques”. Et depuis environ 2015-2016 je n’utilise que le terme atypisme en parlant du profil de ces gens.

☛ Or si, c’est la première fois que vous vous heurtez à ce sujet, je vous invite à lire ces articles pour mieux comprendre le phénomène et, éventuellement, comprendre certaines choses sur vous-mêmes ou ceux qui vous entourent.

Questionnement. Idée.

Premiere-entreprise-surdoues-benefices-societeLe paradoxe d’être « surdoué » est que ce terme, désignant le faible taux de personnes avec un esprit différent des 95-98% de la population (selon les statistiques différentes), porte le sens d’un presque super-pouvoir intellectuel, qui sous-entend une intelligence supérieure à la moyenne. Mais ce terme ne porte pas le sens du prix de cette supériorité intelligible pour ceux qui en sont dotés, étant entourés de 95-98% ne pouvant les suivre et comprendre et rejetant systématiquement leur incapacité de comprendre à travers une nervosité (souvent exorbitante) sur celui ou celle qui réfléchit plus vite et plus loin – et ce constamment …

Le Web fleurit d’articles « Comment mieux intégrer les surdoués dans l’entreprise » (Les Echos 25.09.12). Toutes les grandes éditions ont déjà traité les difficultés des surdoués en entreprise et celles de la communication des managers avec cette population atypique.

Toutes les sociétés (en tout cas incontestablement la majorité) – malgré leurs prospectus sur le papier brillant rassurant le monde extérieur (clients, prestataires, banques et leurs semblables) d’être « constituées des hommes et des femmes hautement qualifiés et professionnels » jusqu’au bout des ongles – se plaignent des employés négligents, des cadres pas assez directifs et des managers ne sachant pas diriger les équipes et mener ces hommes et femmes hautement qualifiés et professionnels …

En effet, se plaindre est le sport national gaulois. Mais force est de constater que pratiquement toutes les sociétés françaises, que l’on parle du CAC 40 ou des TPEs/PMEs, sont dotées d’effectifs ayant fait tous les mêmes écoles (et en sont fières), ayant tous le même mode de pensée, et approchant tous leur travail de manière assez médiocre (en termes de qualité) se résumant à quelques clichés bien français et connus de tous.

Or, si on créait, en guise de tentative et de recherche de la vraie excellence, une entreprise composée uniquement des surdoués, afin de concevoir un organisme de mécaniques cérébrales véritablement hors normes dans le monde entrepreneurial ? D’autant plus que ce dernier agonise étant négligé et défavorisé par la majorité, aussi bien que par la « minorité », politique française …

Avec plus de 1 million de surdoués en France – on ne devrait pas avoir de problèmes insurmontables à, ne serait-ce que, envisager un tel projet. Pourquoi une vraie excellence ? Les surdoués, en dehors du QI élevé, possèdent un raisonnement différent de leurs semblables – le mode de pensée arborescente (pensée analogique ou non-linéaire) – antagonique aux 95-98% de la population avec la pensée séquentielle ou linéaire (pour ceux qui pensent, bien sûr). Or, c’est justement la réflexion non-linéaire, « out of the box », qui donne lieu à la véritable excellence comme Steve Jobs, Philippe Starck, Dieter Rams et bien d’autres véritables visionnaires et révolutionnaires du mode de vie de la société.

Or, est-ce qu’une telle entreprise / organisation / équipe / collaboration peut donner lieu aux synergies réellement efficaces dans leur fonctionnement (management interne rationnel et cohérent, non-misogyne, non-hiérarchique et non-carriériste pour deux sous), pertinentes dans leurs brainstormings, décisions et actions, durables et pérennes dans le temps, et innovatrices — le tout dans le sens propre des termes employés ?

Pourrions-nous en tirer des leçons en les appliquant aux entreprises classiques tiraillées dans tous les sens par les guéguerres internes RH / syndicats / finances, et luttant perpétuellement contre la qualité du travail médiocre, l’absence d’implication et, comme conséquence, l’absentéisme, le turn-over du personnel et d’autres problèmes sociaux ?

Quels mécanismes et quelles méthodologies du fonctionnement pourraient être générés par cet incubateur de la surdouance ? Peut-être créer une formule entrepreneuriale nouvelle, structure managériale plus performante et moins « burn-out » avec un fonctionnement plus transversal et horizontal, plutôt que vertical ?

« Utopie ! » – dira la majorité. « A voir ! » – diront certains et auront raison.

Symptômes de la surdouance. C’est grave docteur?

info-21Chose importante : ne pas confondre précoce, doué, surdoué, haut potentiel, prodige, virtuose, génie (Wikipedia).

Les surdoués sont généralement : inhibés ou refermés sur eux-mêmes, asociaux, perdus dans leurs réflexions ou leurs rêveries ; très exigeants (envers eux-mêmes, mais aussi envers les autres), agressifs, parfois méprisants, insupportables. Ces phénomènes se manifestent partout – dans le milieu familial et professionnel.

Commentaire par Ronan de Surdouement dans L’Express :

C’est facile de reconnaître les surdoués, surtout non détectés (non-diagnostiqués). C’est celui qui réussit tout seul en autodidacte. C’est celui qui, quand il est bon ou nul, l’est encore plus que tous les autres et se distingue par ça. C’est celui qui, où qu’il aille et quoi qu’il fasse, remonte toujours à la surface. C’est l’employé de base qui fait le boulot de 4, a les prérogatives de responsable et fini par burn-out ou licencié. C’est celui qui bosse dans la santé, l’environnement, l’administration et qui tient à bout de bras la machine. C’est l’entrepreneur qui n’est parti de rien et a réussi tout seul à aller loin. C’est celui qui traverse 4 catégories socio-professionnelles.
C’est l’artiste – le grand artiste accompli ou le grand raté. C’est le super-citoyen, le super-papa, la super-maman, le super-employé, le super-patriote (pour les américains), dont le seul but dans la vie est de se fondre dans la masse… sans jamais y arriver ! C’est celui qui est épuisant à écouter quand il parle et qui déborde sur tout et tout le temps. C’est celui qui ne parle plus à personne pour se protéger des moqueries par un mutisme et un retrait social très net. C’est l’expert de son domaine qui vit comme un ermite. C’est celui qui veut changer le monde et l’entreprise… encore à 40 ans.
Et il y en a beaucoup …

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« Tous les surdoués ne sont pas les suradaptés. Bien au contraire. » — Jeanne Siaud-Facchin, psychologue-clinicienne, Le Point 25.09.08.

Les surdoués ne sachant et n’arrivant pas à s’adapter à la masse prépondérante de la société ont “souvent envie de prendre congé d’eux-mêmes et de leurs cogitations” — Le Point

Idée. Exposé.

Les recommandations basées sur le projet de recherche « Être un bon responsable pour les employés surdoués » (source Talent Différent):

Les employés surdoués n’aiment pas être intégrés à une équipe, à moins qu’il y ait d’autres surdoués dans l’équipe, avec lesquels ils peuvent débattre. Un certain nombre de valeurs comme l’intégrité, l’honnêteté, la fiabilité et l’équité jouent un grand rôle dans la façon dont les employés surdoués vivent leur fonction. Si ces valeurs ne sont pas partagées par leurs responsables et/ou collègues, cela peut provoquer une grande tension chez les employés surdoués. Cela peut provoquer le sentiment de n’avoir
aucun pouvoir pour changer les choses, de ne pas être compris ou de ne pas être pris au sérieux. Ce qui peut, dès lors, conduire à un burn-out, à une dépression ou à des conflits au travail.

« Nous devons arrêter de regarder les surdoués comme des “monsieur-je-sais-tout” irritants, mais plutôt commencer à tirer parti de ce qu’ils ont à offrir en les encourageant »
— déclaration du Ministère Hollandais des Affaires Économiques

Les spécialistes en parlent et l’expérience le démontre – l’innovation et la création sont propices dans les organisations à hiérarchie plus horizontale que verticale. Il se trouve que les surdoués, étant rarement compris par leur hiérarchie, ainsi que leurs collègues, savent travailler de manière beaucoup plus responsable et s’investissent incommensurablement plus, que monsieur-et-madame-tout-le-monde, dans toute tâche pouvant leur être confiée au travail. Or, l’utilité d’une hiérarchie stricte et surveillante dans une équipe de surdoués se transforme en besoin d’un organigramme transversal (avec les “boucles pouvoir-responsabilité” (voir la vidéo)), collaboratif et surtout parlant le même langage – celui des surdoués.

C’est dans la sérénité, le faible stress et l’absence de compétition interne que la créativité s’exprime le mieux.
Aussi, le bien être des surdoués (de nature hypersensibles émotionnellement) devrait être construit en fonction de l’efficacité professionnelle dans cet organisme sur mesure. Le mode de pensée heuristique (irradiante), incomprise ou difficile à comprendre par les 95-98% de la société, et la capacité de création et d’innovation pourraient être mises en exergue et utilisées (enfin !) à bon escient. Le tout dans un climat sain – sans jugements inappropriés des collègues (non-surdoués) et sans irrecevabilité quasi systématique de la part de la hiérarchie !

Ça serait le lieu où ces drôles de zèbres (l’appellation utilisée dans le livre Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué par Jeanne Siaud-Facchin) ne devraient pas (ou plus) se conformer à la normalité et aux regards de la société, et jouer des rôles ne leur correspondant absolument pas. Car, en jouant des rôles pour se faire accepter, le malaise grandit à l’intérieur.

Postface

Le fait d’être diagnostiqué et se savoir surdoué aide à retrouver l’estime de soi et réaliser de ne pas être fou, mais juste différent des autres. Par contre, être reconnu par l’entourage et ne plus être jugé sur les détails permet de retrouver la paix intérieure et sa place dans ladite société – parmi les autres (les fameux 95-98%). D’où l’intérêt d’un (des) espace(s) professionnel(s) dédié(s) pour cette maigre population intelligible – pour son bien-être (tellement recherché par toute être vivant), ainsi que pour le besoin sociétal en bénéfices pouvant en être dégagés.

Lilie commente en mars 2010 un des articles sur les surdoués : « Avouer qu’on est surdoué, c’est pire que les pires gros mots du monde. Vous êtes immédiatement cataloguée comme prétentieuse, arrogante, on vous évite, et de toutes façons, ce n’est pas ça qui permet aux autres de mieux vous comprendre… ».

L’attitude de la société envers les surdoués parle d’elle-même et démontre très clairement la mentalité et le modèle du fonctionnement de ces 95-98%.

Alors, in fine, est-ce qu’il vaut mieux être fou parmi les fous ou sage isolé ?

L’apologue “LE ROI SAGE”, par Gibran Khalil Gibran

Un roi, puissant et sage à la fois, gouvernait jadis la ville de Wirani. Ses sujets le craignaient pour sa puissance et l’aimait pour sa sagesse.

Au cœur de cette ville, il y avait un puits à l’eau fraîche et cristalline. Tous les habitants de la ville en buvaient, même le roi et ses courtisans, car il n’y avait pas là d’autres puits.

Premiere-entreprise-surdoues-benefices-societeUne nuit, alors que tout le monde dormait, une sorcière pénétra dans la ville et laissa tomber dans le puits sept gouttes d’un liquide étrange en disant : “Tous ceux qui, à présent, boiront de ce puits deviendront fous.”

Le lendemain, tous les habitants de la ville, excepté le roi et son chambellan, burent de cette eau et devinrent fous, comme la sorcière l’avait prédit. Et tout le long de ce jour-là, les habitants de la ville cheminaient dans les rues étroites et sur les places de marché en chuchotant les uns aux autres : “Le roi est fou. Notre roi et son chambellan ont perdu la raison; nous refusons d’être gouvernés par un roi fou. Il faut le détrôner.”

Ce soir-là, le roi fit remplir un gobelet doré de l’eau du puits. Et quand on le lui présenta, il y but longuement et le donna à son chambellan qui fit de même.

Grande fut la réjouissance du peuple dans la ville lointaine de Wirani – le roi et son chambellan avaient, en fin, recouvré la raison.

21 replies
  1. Trigalet
    Trigalet says:

    Magnifique article!
    De tous temps, les monarques , les souverains, les papes … les hommes riches se sont toujours entourés de “surdoués” surtout dans les domaines artistiques
    Tous les génies qu’ils soient compositeurs, peintres, écrivains, inventeurs tels que Mozart, Michelangelo Buonarroti, Da Vinci? Molière….étaient mandatés à la cour des grands et il y avait aussi des conseillers appelés “les fous du rois”! La population a toujours bénéficié de la “production” de ces surdoués pour améliorer le confort de vie, mais il y existe un processus d’acceptation des idées nouvelles qui se traduit par différentes étapes allant du fanatiquement contre , en passant par les rumeurs , le sabotage , l’inertie , et jusqu’au fanatiquement pour.(consultez la courbe de Rogers, les théories de Kurt Lewin et plus récemment Carton). Ces nombreuses études expliquent pourquoi les changements sont extrêmement lents. Un exemple frappant est celui de la politique : pourquoi les gens réélisent les mêmes politiciens , pourquoi appuient-ils des systèmes sociaux (gouvernements, institutions, entreprises…)même si ces systèmes sont injustes, incompétents et corrompus?

    Dans le cadre de la théorie de la justification du système (1), en psychologie sociale, des études montrent que la plupart des gens cherchent à maintenir leurs idées, même lorsqu’ils sont confrontés à des informations qui suggèrent le contraire de ce qu’ils pensent être légitime. Ils s’engagent alors dans des processus psychologiques visant à défendre le système et à le justifier.
    Vous pouvez vous inspirer d’un système d’économie social totalement révolutionnaire et d’avant-garde: rendez-vous sur

    Amicalement
    Marie-Hélène Trigalet
    Ambassadrice du mouvement belge pour le paradisme

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  2. Gilles Lorsignol
    Gilles Lorsignol says:

    Sujet sensible qu’est la surdouance, et l’article ne tombe pas dans le piège du diagnostique même (où il y a tant à redire). Ça lui permet justement de mieux aborder le vrai sujet de fond qu’est la place des surdoués en entreprise. Vraiment très bien pondu, chapeau !

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  3. Cat Payen
    Cat Payen says:

    Bonjour,
    J’ai trouvé votre article à point!
    Je suis à la recherche de “sur doué” pour justement les aider…. Ayant la chance d’avoir atterrie sur un travail qui me procure une vrai carrière et une satisfaction énorme. Je suis là pour aider et être un mentor pour ceux qui sont intéressés et comme c’est ma mission de vous aider je serai plus que ravie :)
    Allez voir mon site.
    Cat Zebra Payen

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    • Friscou
      Friscou says:

      comment se faire de la pub gratuite sur un blog !
      “Je suis à la recherche de “sur doué” ! de clients vous voulez dire, car rien n’est gratuit dans votre aide quand on regarde votre site. pour devenir mentor ! et puis quoi encore , on dirait une secte

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    • Whynot
      Whynot says:

      Bonjour Cat,

      C’est mon cas et je serai très content de pouvoir communiquer avec vous. Votre site est uniquement en anglais, oui ?… Mes coordonnées (je ne sais pas si autorisé ou pas et si c’est le cas, sorry…) françois.ollivier@wanadoo.fr.

      Répondre
    • montillet
      montillet says:

      bonjour
      je suis en plein dedans!!! à 40ans!! et je viens d’être licenciée d’une manière injuste!! et je n’arrive pas à lire votre blog

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  4. fabrice micheau
    fabrice micheau says:

    LES SURDOUES, QUAND CA VA BIEN, DANS LES ORGANISATIONS;

    bonjour ,

    ci-dessous l’article que m’a demandé ANDRH pour le dossier de sa revue PERSONNEL de juin 2014:

    HAUT POTENTIEL INTELLECTUEL » :
    LE HPI MOTEUR DE L’« INNOVATION 2.0 »
    LES SURDOUÉS, DES TALENTS CRÉATIFS ET PERFORMANTS

    Également sur le site :

    j’ai écrit cet article (avec Hélène Blais) dans la revue PERSONNEL de ANDRH, pour parler des HPI/HQI avec lesquelles je passe beaucoup de temps, dans mes métiers, pour les accompagner dans les organisations. J’ai souhaité prendre le contrepoint de ce que je vois à peut prés partout : la défaillance, déficience, le handicap et les inaptitudes sociales personnelles et relationnelles en tous genres. Ce n’est certes pas toujours faux, mais une typologie de population ne peut être réduite à ce genre de descriptions réductrices. La pathologisation dominante induit des regards dégradés de part et d’autre.

    Nous avons privilégié, dans cet article, les ressources les compétences, les forces, les intelligences, la créativité, les aptitudes des surdoués quand tout va normalement bien (comme tout le monde) , que l’on ne vient pas les sur exposer et/ ou qu’ils apprennent à développer des modes relationnels bio-écologiques pour eux et leurs environnements.

    Ce parti pris est une posture orientés vers les Solutions et les Compétences plutôt que les problèmes. C’est ce que j’essaie aussi de faire dans le groupe d’adultes atypiques que j’ai fondé il y a plus de 6 ans et que j’anime à bordeaux.

    Je prépare un site dans ce sens pour les adultes surdoués dans les organisations.
    Ils ont une place de choix dans le champs du développements des Talents et Hauts Potentiels.

    J’ai aussi écrit des articles ces mois derniers, sur le site de Médiat coaching:

    “Accompagner un HQI ou HPI (Haut Potentiel Intellectuel) un enjeu pour les organisations, une vigilance pour les coachs”.

    “j’aime pas les tests”

    cordialement
    Fabrice Micheau (membre de mensa France)

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  5. arthur
    arthur says:

    Je viens de relire cet article après avoir lu le 2.0.
    C’est très bon.

    La citation d’un certain Ronan de Surdouement dans L’Express sur comment reconnaitre un surdoué m’a fait hurler de rire, c’est tellement ça !

    Pour le reste, je m’abstiendrais d’un long discours, si ce n’est qu’étant HP et en connaissant moins d’une poignée, je suis persuadé que les engueulades dans une entreprise de surdoués seraient absolument mémorables ! On est tellement différent et fluctuant également entre nous et en nous même…
    Mais la raison finirait toujours par l’emporter…

    Comme vous le dites Anton, il y a environ 1 million de surdoués en France…Si avec ça on ne peut pas créer une multinationale imposant enfin le respect de l’humain et de son environnement….

    ..trêve de bavardage, on est vendredi, il est bientôt 23h, on commence quand ? Le café est presque prêt, moi je le suis déjà…

    Répondre
  6. fabrice Micheau
    fabrice Micheau says:

    merci Anton pour ce magnifique article.
    Une belle contribution et un sujet délicat à débattre avec beaucoup de vigilance, je pense, pour éviter un risque de marginalisation.
    Mais l’idée est très tentante pour en faire un labo R&D ouvert.. et l’énergie d’Arthur fait du bien.
    Je sais que ce sont des expériences qui ont déjà été réalisées avec des THQI.

    Ce serait une très belle aventure atypique et innovante …. comme conduire une Ferrari en mode 4X4.

    bon continuation

    Fabrice Micheau
    Directeur AFM Développement
    Associé Médiat-Coaching, Responsable du Cycle “Coaching des groupes et des équipes”
    Professeur-associé Kedge Business School
    spécialistes de l’accompagnement des HQI, HPI, adultes surdoués. Membre de Mensa France.
    Fondateur du site HPI Talents (en cours)

    Répondre
    • arthur
      arthur says:

      oups Fabrice, l’image de la ferrari en mode 4×4 me fait mal aux yeux et aux oreilles ! :)
      Mais c’est sûrement parce qu’habitant le sud ouest, proche du bassin d’arcachon, je vois défiler tout les étés les hordes touristiques partant à la conquête d’un environnement sauvage qu’ils ne savent pas toujours apprécier à leur juste valeur…
      Par ailleurs, vais aller voir votre site…Parce que quand même, toutes les pistes sont bonnes à explorer et n’ayant pas le permis, ce sera ni en Ferrari ni en 4×4 ! ;)

      Répondre
  7. noway
    noway says:

    Superbe article. Un grand bravo, il y a de la réflexion et des idées (allez allez unissons-nous et mettons-les en action ;-)) , j’adhère.
    Fonctionnaire, après avoir travaillé dans le milieu artistique, je me retrouve à un poste de subalterne, simple exécutante où je n’ai pas mon mot à dire, je m’y ennuie à mourir, je tourne en rond comme un lion en cage, la moindre prise d’initiative n’est qu’un coup d’épée dans l’eau, en revanche je note que toutes mes idées sont constamment piquées par mes collègues (voire même la direction!) Bref. Conclusion : Je crois que sommes tous dans un schéma inhérent à ce potentiel intellectuel et émotionnel qui nous caractérise. En ce moment je me dis, toujours en rapport à mon travail, que lorsque l’on est à un pas du précipice, autant sauter les deux pieds joints dedans. J’en arrive presque à vouloir me saborder moi-même, ça vous le fait à vous aussi ?

    Répondre
    • Anton
      Anton says:

      Personnellement, me saborder – pas vraiment. Plutôt recommencer à nouveau ou quelque chose de nouveau (complètement différent) pour parvenir aux meilleurs résultats.

      Merci pour le témoignage – au travail on a tous connu exactement la même chose.
      Question : qu’est-ce qui vous ennuie le plus à votre poste actuel – le fait d’être une simple exécutante ou ne pas avoir à dire votre mot ? Seriez-vous satisfaite en restant exécutante, mais que la direction écoute (ou prenne en compte) vos idées et/ou propositions ?

      Répondre
  8. noway
    noway says:

    Bonsoir Anton et merci de votre réponse :-) j’aime à vous lire ainsi que la pertinence de vos questions….;-) Mais tout d’abord, une petite précision…par se “saborder soi-même”, j’entendais tout détruire soi-même (une sorte de “lueur” de contrôle salvateur sur les événements qd on commence à sentir qu’ils nous dépassent) afin de reconstruire, en mieux ou différemment, c’est selon. Du chaos nait la lumiere…c’est un peu ça l’idée. Finalement ça rejoint un peu votre point de vue, n’est-ce pas ? :-) Pour répondre à votre question, ça ne me dérangerait pas le moins du monde de rester exécutante si seulement mes idées et suggestions pouvaient être entendues !

    Répondre
    • Anton
      Anton says:

      Merci pour les compliments ;

      La suite de la question : est-ce important pour vous que vos idées et suggestions soient appliquées par vos collègues et/ou votre direction, ou une simple écoute / attention à vos réflexions vous suffirait-elle ?
      Autrement formulé : est-ce que les décisions et la gestion des autres sont acceptables pour vous ? Ou est-ce qu’intérieurement vous ressentez une envie, voire un besoin, de faire partie intégrante de la décision (tout en restant sur la fonction exécutante) ?
      Et si oui, l’envie ou le besoin ?

      Répondre
  9. noway
    noway says:

    Ahah…ça en fait des questions :-) mais c’est intéressant en effet. Cependant c’est difficile à dire…
    En effet, j’aurais tendance, instinctivement, à dire que c’est plus une envie qu’un besoin mais j’apprécierais que dans certains cas on écoute un peu plus mes idées ou tout du moins que l’on cesse de me les piquer (mais finalement je suis fautive et c’est bien fait pour moi…j’ai la naïveté de les exprimer ouvertement lorsque je suis en pleine effervescence mentale et que je me sens portée par mon enthousiasme).
    Rester qu’une “simple” exécutante ne me dérange pas en soi mais je ne supporte plus de faire le travail pour 2 ou pour 3 et de ne recevoir aucune considération de la part de la direction. Selon ma chef, comme je sais tout faire et bien on me met sur tous les fronts… En vérité j’ai l’impression que l’on m’utilise et devinez quoi ? Les primes et les promotions c’est pour les collègues qui en fichent pas une… “Mais il faut bien agiter la carotte pour les motiver, vous n’avez pas besoin de ça vous, puisque vous êtes sérieuse et volontaire” (Mots de ma chef. Véridique !)
    Sans compter que lorsque je rentre chez moi je me sens vidée car dans mon service je suis un peu le “bureau des plaintes”, tout le monde vient confier à moi ses soucis, me demander des conseils et finalement je me retrouve toujours sur le banc de touche à la fin. Je suis comme dans un engrenage duquel je n’arrive pas à me sortir, mais excusez-moi je m’égare et c’est encore un autre sujet… Qui mériterait sans doute un approfondissement, car dans le fond les choses me paraissent intrinsèquement liées…
    Cette sensation d’être une source à laquelle tout le monde vient puiser, il m’arrive même d’essayer d’abaisser mon niveau pour me mettre au niveau des autres, histoire de rentrer dans le moule, de ne pas passer pour une bête curieuse (réminiscence de mon enfance…), ça vous le fait aussi à vous ? Je ne me mets jamais en avant, bien au contraire, j’en arrive même à valoriser mes collègues et me faire toute petite et je peux vous assurer qu’il n’y a rien de feint là-dedans, c’est un peu comme lorsque vous encouragez votre enfant la première fois qu’il essaie de rouler sans les petites roues arrières de sa bicyclette… Vous voyez ce que je veux dire ? :)

    Répondre
    • Anton
      Anton says:

      Je vois tout à fait, NoWay.
      Sachez que personne jamais je ne vous remerciera pour ce que vous faites pour les autres, y compris pour votre société. Et même si les personnes concernées lisaient votre commentaire – elles seraient le plus naturellement du monde persuadées que VOUS avez un problème avec vos chevilles ou, alors, avec votre tête …

      En tout état de cause je vous préconise de vous tourner vers les blogs spécialisés dans la douance, comme notamment Surdouement.fr, je pense que vous y trouverez pas mal de réponses à vos questionnements.

      Pour ma part je vous remercie pour vos réponses, j’ai entendu ce à quoi je m’attendais. Je publierai peut-être le 3ème article dans la série Surdouance qui reprendra certains éléments des discussions liées aux 2 premiers articles.
      A bientôt,

      Répondre
  10. Klaire
    Klaire says:

    Bonjour tout le monde! URGENT Je cherche l’administrateur du site surdouement.fr car je veux avoir acces à un article très important…
    mais le site est hors service :-(
    Quelqu’un le connait ? Ronan… il s’appelle mais pas plus d’info :-(
    Quelqu’un le connait SVP ??

    Répondre
  11. Whynot
    Whynot says:

    Bonjour,

    Un electro-choc la semaine passée, en lisant un large extrait du livre “Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué”, puis d’autres, comme cet excellent article qui vont tous dans le même sens de ce que je (me) cherchais et vis depuis tous temps, je m’y reconnait si… pleinement (j’avais passé des tests pour me “divertir”, mais bon… ni étonné, ni n’avais “creusé” le sujet non plus n’imaginant pas du tout à quel point, j’étais si proche de ma… quête.).

    A 51 ans, une vie de “guerrier de la lumière” (…à vrai dire, plutôt de “don Quichotte”…), à la fois rendu désocialisé, isolé, pauvre etc…, j’ai l’impression d’avoir vécu plusieurs vies (et donc très usé et du “lourd” aussi…), comme de (re-)naître (enfin) positivement et avec bouleversement (… soldant, pour le coup, une nouvelle et plus forte et longue dépression… forcément. ) mais tout autant aussi, du coup, plus “serein” et “tranquille”, mais certainement pas plus heureux, je m’efforce de trouver des pistes, qui me permettraient de mieux “ré-apprendre” et “co-habiter”. Et première chose, déjà, pour me re-vivre mieux… l’argent, donc le taf (… et donc aussi les “collègues, partenaires, managers ou collaborateurs… les “gens”, ma “famille”.).

    Comment m’y prendre, par où et comment faire, exprimer et taire… je ne sais pas encore et raison pour laquelle d’ailleurs je me suis retrouvé ici. A la fois enthousiaste par cette perspective nouvelle d’un véritable “défi” positif à moi-même, comme hyper angoissé de ne pas y parvenir et comment m’y prendre mieux à présent, d’autant par mes marges de manoeuvre devenues hyper limitées (dont certaines pour lesquelles je m’y suis faites…finalement.), car aucun réseau (un choix…), “ami(e)s” lointain(e)s rares et vécus en indépendance, mon âge, ma situation précaire… je me demande bien quelle stratégie je pourrais à présent adopter pour une nouvelle aventure, mais au moins ici… la véritable mienne.

    Alors, merci beaucoup pour cette page, même si je vois bien qu’il faudra sans doute que j’apprenne surtout à mieux… marcher tout seul, avec ces rayures “révélées”. Néanmoins, si certain(e)s “zèbres” d’entre vous aviez de véritables pistes ou trucs, pour m’y aider quelque peu au départ, bien évidemment preneur, je vous en serais déjà plus que très reconnaissant… désolé si j’ai été long ou si mon post aurait été inutile ou pas ceci ou cela, mais j’avais besoin de m’exprimer ici. Merci…

    Répondre
  12. Arnoud
    Arnoud says:

    Pour expliquer à l’ami Pierrot, Pierre Perret que la douance n’est pas une particularité psychique de gens qui symbolisent beaucoup mais qu’avant tout, il s’agit de grands aimants qui aimantent beaucoup autant que de patients amants pour ce qui les entourent, voici quelques photos d’un jardin où les plantes expriment le débordement d’un jardinier. Les plantes révélatrices, soutenantes, aidant à la vie d’autres plantes, les fédératrices, les premières qui vont trouver l’amalgame avec une terre non encore fertile, peu peuplée de verdure, ces conquérantes des espaces vierges ou difficiles me passionnent parce qu’elles sont des chances d’avenir pour la nature. Je ne les connais pas bien et ai remarqué des amies chez elles, des plantes qui germent plus volontiers que d’autres pour chaque fois foutre le bordel (mot de Mac le copieur quand j’ ai plombé le lobby maçonique), un bordel vivace, débordant. Une plante peut vous révéler. Une m’accompagne quoi que je sème, arrose, dispose, replante. Elle envahit comme elle pousse les autres à se diffuser, à lutter et grimper aussi. C’est une étouffeuse généreuse. Elle colle, gratte, gravit, prend le soleil des autres, mais transporte avec elle et dans sa matière ahésive plein de vies, n’est pas exhubérante pour étouffer car ses feuilles n’occultent pas totalement de la lumière celles en dessous . Ces autres profitent de son pouvoir de gagnante, de sa nature exubérante et deviennent sous son impulsion remplies d’une joie bordélique, anarchique. Rendez-vous sur la page twitter du Pierrot. 17 mai 2019
    A quand la rencontre interdite par les copieurs voleurs?
    DAR

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