Les choses à éviter avec les Russes à tout prix

 

 

Sujets à bannir

eviter-avec-les-russes

© Katarzyna Widmanska, Angela Olszewska

Ne parlez pas sur les sujets d’homosexualité

Vous pouvez être perçus comme obscènes. Les Russes ont du chemin à faire en termes de liberté homosexuelle. Vous pourriez penser que les Russes sont sous-développés dans leurs regards sociétaux, mais eux, ils pensent que l’Europe et notamment la France sont en partie sur le déclin de leur civilisation — particulièrement en légalisant le mariage pour tous. En attendant vous n’êtes pas là pour refaire leur mentalité forgée pendant des siècles. Ne vous créez pas les écueils là où on peut ne pas en avoir. Vous êtes prévenus !

Evitez les discussions approfondies sur l’histoire et la science
A moins de vraiment vous y connaître. L’éducation nationale en Russie est (ou, pour le moins, était) beaucoup plus forte que dans les pays européens. Or, les connaissances générales des Russes (surtout ceux de plus de 30 ans) sont beaucoup plus poussés que vous pouvez vous imaginer, certains connaissent l’histoire de France mieux que les Français. A savoir : toutes les matières à l’école russe sont obligatoires. Dans le business russe nombreux sont ceux qui parlent plusieurs langues. Et ils les parlent vraiment…

Si vous faites du business avec la Russie, vous allez le plus probablement traiter avec la génération ayant étudié chez les soviets — en voici une petite rétrospective sur l’école soviétique. Aujourd’hui l’éducation russe s’est assouplie dans tous les sens du terme. Bien que la classe huppée dirige ses enfants dans les écoles spéciales, où l’enseignement est dispensé à un haut niveau et souvent dans une langue étrangère.

N’insistez pas sur la corruption russe dans les discussions
Ils en sont beaucoup plus conscients que vous (puisqu’ils ont connu ça depuis leur naissance, quel que soit leur âge), et ils en sont assez importunés et considèrent ceci comme la honte nationale. Ce n’est pas le sujet de conversation à privilégier.

 

 

Culture générale

Ne dites jamais aux russes que la 2ème guerre mondiale a été gagnée par les Américains !
Pour vous convaincre que mes connaissances de l’histoire (comme celles de tous les Russes) ne sont pas désorientées par le patriotisme aveuglé, ni par l’enseignement manipulé russo-soviétique, voici en appui le commentaire d’un français à l’indignation de Gabriel Matzneff « Vive la Russie, Messieurs » dans LePoint.fr :

eviter-avec-les-russesAux pleurnicheurs de la démocratie à géométrie variable et champions des droits de l’homme à géométrie variable, aux américanophiles béats et militants (ceux-là même qui mènent la lutte anti-russe depuis des années), n’oubliez pas que c’est grâce aux Russes que le nazisme a été vaincu, aucun autre pays ne s’est sacrifié comme l’a fait la Russie durant la Grande Guerre, tout cela est oublié et étouffé par ceux-là même qui glorifient les Américains !..

Il ne s’agit pas des cours d’histoire détournés, ni du patriotisme exacerbé des Russes. Il s’agit d’un fait historique détourné et oublié par le monde occidental, anti-soviet d’alors.

Ayez un minimum de connaissances sur la Russie
L’URSS (l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques) a cessé son existence en 1991. La Russie d’aujourd’hui n’est plus l’URSS et n’a rien à voir avec. Pour de plus amples informations, illustrées et bien écrites, la Série URSS est à votre disposition dans ce magazine et particulièrement son premier article retrace les bases à connaître. Sachez également que beaucoup de russes (moi y compris) se sentent vexés entendant les gens confondre ces deux époques foncièrement différentes.

Arrêtez de croire que la Russie est la Sibérie
Ouvrez une carte géographique, penchez vous dessus. Trouvez la chaîne montagneuse d’Oural, ensuite la Sibérie, allez jusqu’à la Kamtchatka, pensez à vous arrêter avant le Japon … et l’Alaska, qui était autrefois le territoire russe aussi, vendu aux américains en 1867 (il y a à peine un siècle et demi) …

N’oubliez pas que Napoléon a été battu par les Russes en 1812 et évitez les sujets sur les Goulags soviétiques — la tache noire dans l’histoire de ce pays, dont personne n’est fier.

 

 

Comportements

Evitez d’être trop familiers, pour le moins au début.
Comme je l’ai déjà expliqué dans Pourquoi (selon les occidentaux) les Russes ne sourient pas ?, dans la culture russe on a besoin d’un peu de temps pour s’adapter à la personne rencontrée, et savoir si on peu lui faire confiance. Donc ne cherchez pas à passer rapidement en mode « famille bidochon ». Et gardez à l’esprit que certaines « normalités » d’une culture n’en sont pas dans une autre. Personnellement j’ai été très étonné (et c’est un euphémisme) de voir la scène avec Louis de Funès (le mastodonte du cinéma français, et donc de culture française) dans une comédie (!) La Soupe aux Choux dont une partie du film se résume à « ça ». Le choc de cultures à l’état pur…

La cuisine russe n’est pas pire que la française !
Même si la nourriture russe peut vous paraître inhabituelle à premier abord, essayez d’en profiter quand même sans commentaires et excuses du genre « je n’ai pas l’habitude » — vous allez ternir votre image. Par ailleurs, la cuisine russe n’est pas pire que la française ! Tout est une question de perception et d’habitude. Ne refusez pas un verre. Ça sera considéré comme irrespectueux. Buvez en au moins un pour sceller la rencontre, on ne vous obligera pas de boire le deuxième. A moins que vous en redemandiez vous-même…

Soignez votre look !
Il n’est pas inutile de savoir que les Russes, particulièrement les femmes, accordent de l’importance à leur look : vêtements, maquillage (pour celles et ceux qui se sentent concernés), coiffure, etc.  Il est vrai qu’il n’est pas rare de voir les Russes à l’étranger habillés bizarrement. Ici, je vous dirais – tout est une question de goût et aussi de culture. En revanche évitez d’aller en Russie avec le jean que vous avez acheté chez Kiabi en première année de prépa… Ne mettez pas de pull Lafuma, sauf si vous allez au Kamchatka ou en Sibérie. Sachez que beaucoup d’employés à Moscou (ce qui n’est pas le cas dans tout le pays) touchent 5.000 €/mois (ce qui est considéré comme un salaire quasi basique dans les grosses sociétés moscovites) et ne s’habillent pas chez Tati. Surtout n’oubliez pas que venant de l’étranger, et en particulier du pays considéré comme le pays de la mode, vous vous discréditerez en un clin d’œil étant habillé comme vous avez l’habitude de l’être en France en temps normal. Si vous voulez conquérir les Russes et obtenir un résultat, soignez-vous, éliminez vos pellicules sur les épaules du costume noir et achetez-vous une paire de chaussures classe, mais à la fois confortable et, de préférence, tout terrain. En Russie il y a énormément de poussière partout. Et lorsqu’il pleut, vos Weston vont être vite dépassées par les événements.

 

 

Conseils avec mention

eviter-avec-les-russes-communication

Faites attention à votre humour
Ses nuances ne sont pas toujours claires aux autres cultures. Bien que les Russes ne sourient pas souvent, ils adorent rire et plaisanter (comme tout le monde). Mais encore faut-il savoir que l’humour dans chaque culture est différent. Évitez l’humour dans le registre des WC (étonnamment apprécié en Occident) – si vous ne voulez pas définitivement tomber dans leur estime et, peut-être, ne plus jamais récupérer l’affaire espérée. C’est quelque chose qui est difficilement (ou très peu) cautionné par la culture russe. Toutes plaisanteries et discussions autour des sujets semblables sont « indigérées » par l’esprit russe qui est au-dessus d’amusements bas de gamme.

Extrait du commentaire par une russe dans un quotidien britannique :

« Don’t try to be funny ». There is an unfortunate tendency of people from the West to make really absurd and tasteless jokes that we find completely irritating as Eastern Europeans. Otherwise, go for it, and all the best in your business (ad)ventures. » 

infoPar exemple en Russie, énormément de plaisanteries sont construites sur les jeux de mots inexprimables dans d’autres langues. Parfois les Russes vont être morts de rire, mais vous ne comprendrez pas pourquoi – ce n’est pas spécialement dirigé contre vous…

Oubliez votre culture latine et ses manières indirectes
Si vous voulez être efficaces dans votre communication professionnelle, oubliez votre culture latine avec ses manières indirectes de dire / faire les choses. Les cultures slaves en général sont construites sur une relation directe sans détours. Ne soyez donc pas choqués d’entendre la vérité en face qui ne vous plaira forcément pas.

Les Russes appellent un chat par un chat sans détours, qui sont tellement développés en Occident et particulièrement en France. Dans la culture russe on ne cherche pas à adoucir les propos négatifs, à couvrir les faits désagréables avec un voile semi-transparents des synonymes lointains et approximatifs dissimulant la réalité. La communication russe n’emploie jamais (ou très rarement) cette superficialité inutile. D’ailleurs, si vous y réfléchissez bien, c’est effectivement superficiel — présenter les choses de manière embellie pour ne pas heurter les esprits, ce qui à force devient une maladie culturelle se transformant en fléau ubiquiste de politiquement correct…

Les Russes ne sont pas impolis
Ne considérez pas les Russes comme impolis dans les échanges écrits. Ils vont toujours droit au but, un peu à la manière des américains (expliqué dans cette vidéo). Même si dans un échange vous n’avez pas rencontré un « bonjour, j’espère que vous allez bien …» ne signifie en rien la mauvaise éducation de votre interlocuteur. En russe, les affabilités épistolaires à rallonge, comme en français, n’existent pas. Et plus que cela — les Russes considèrent l’excès de courtoisie écrite ou orale comme une fausse bonne attitude. Or, tâchez tout simplement de trouver le juste milieu avec vos interlocuteurs.

• Rédacteur de NEW POINT de VIEW • Contributeur à LE HUFFINGTON POST et LES ECHOS entre autres • Consultant en stratégie et organisation interculturelles • Intervenant chez SKEMA BS

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Olivier
Guest

Super simple et tellement vrai

Seb
Guest

Monsieur,

Je regrette d’avoir perdu quelques minutes de ma vie a lire vos inepties…
Et je vous fais savoir que je parlerai avec les russes de ce dont j’ai envie de parler.
Je n’ai besoin ni de vos lecons, ni de votre propagande.

Kirill
Guest

1) « Propagande » ? En fait je le trouve relativement objectif, et ceci avec une touche d’humour.
2) « Leçons » ? Il a dit conseil le monsieur, et c’est tout à fait de quoi il est question ici.
3) « Et je vous fais savoir que je parlerai avec les russes de ce dont j’ai envie de parler… » => En fait cet article sert à faire en sorte que vous puissiez échanger avec les russes. Donc vu votre état d’esprit, remplacez votre phrase par « Et je vous fais savoir que je dirai AUX russes ce que j’ai envie de dire » ce qui fait quand même une grande différence, notamment au niveau de votre légitimité.

Seb
Guest

La nuit portant conseil, je suis quand meme oblige de vous crediter d’une qualite.
A la maniere de mireille darc dans « elle fume pas… » Vous avez quand meme reussi a debiter un concentres de conneries en si peu de mots qui frôle l’oeuvre d’art.
On atteint un niveau au confins du genie…
L’apothéose est atteint avec votre citation servant a assoir votre fait historique.
Non, quand meme, bravo !!!

Patrick Tahiri
Guest

Je soutiens Anton ici!
Tout à fait vrai et expérimenté pour certains des points! Inclus l’Ukraine.

De plus je trouve l’article balancé et sans aucun « parti-pris », sans être pro ceci ou contre cela – c’est une description de la situation et du terrain « as-is » – pragmatique!

L.Goring
Guest

Cher Anton,

Permettez-moi de vous apostropher ainsi suite à la lecture de cette article qui donne à la fois un sentiment de proximité désarmante et de chaleureuse compassion envers l’auteur.
De proximité désarmante puisque, cet article en dit bien plus sur son auteur que sur les soi-disant français ou les soi-disant russes, figures incomprises ou certainement fantasmées. C’est ce que je vais tâcher de démontrer dans les quelques lignes qui suivent.

De compassion puisqu’à lire vos prodigieux trésors d’inventivité, on croirait lire un plagiat du dictionnaire des platitudes interculturelles.
Vos jérémiades, d’un style élégant si votre langue maternelle est le russe, se distinguent par leur effarante pauvreté intellectuelle et leur absence de contenu pédagogique utilisable dans la vie courante.
Je soupçonne donc, malicieusement, que vous êtes français.

Ah, mais je m’emporte, j’ai cru un instant, comme Sébastien que l’objectif ingénu de votre contribution était d’éclairer les basses classes de la population. De propagande il ne s’agit pas, mais de promotion commerciale. Sébastien est un type de bonne farine, comme les philosophes des lumières, il vous voyait pourvu de bonnes intentions. Pardonnez-le, il vous critiquait sans savoir ce qu’il faisait. C’est pire qu’un crime, c’est une faute !

Je suis habituellement impitoyable (réalistes disent les optimistes) envers ceux qui sacrifient l’intelligence sur l’autel de la couleur locale. Le vice par exaltation de l’individualité nous sauve de la banalité du type.
Cependant, j’ai envers vous une forme d’humanitarisme latent, appelez ça une métastase de la pitié. Seriez-vous mal-disant, vous relèveriez que le seul objet de l’humanitarisme est d’assurer la survivance des ratés.

Prenons, au hasard quelques assertions, puisque « vous en seriez friands”. Quand Dieu veut nous punir, il exauce nos prières. Rappelez-vous les paroles du Duc de Berry au soir de sa mort.

1 – « Évitez l’humour dans le registre des WC (étonnamment apprécié en France”

2 – « Or, les connaissances générales des russes (surtout ceux de plus de 30 ans) sont beaucoup plus poussés que vous pouvez vous imaginer, certains connaissent l’histoire de France mieux que les français »

Une suggestion, celle d’un ami qui vous veut du bien, peut-être devriez-vous vous poser des questions sur la qualité des relations que vous développez avec les français en particulier, et les êtres humains en général? Vous connaissez certainement l’hypothèse de la réfutabilité de Karl Popper, inutile d’en dire plus.

3- « Par ailleurs, la cuisine russe n’est pas pire que la française ! Tout est une question de perception et d’habitude”.
Là c’est un peu court jeune homme, ou bien vous n’avez absolument aucune notion de la façon dont on se délecte de la cuisine française, ou alors, vous sous-entendez, par un détour aussi dantesque (les détours dantesques sont de bon aloi) que maléfique que les russes ne savent absolument pas s’occuper de leur « excellente » cuisine, à la manière des américains qui ne savent pas parler anglais.
Nous irons un jour déjeuner ensemble Anton.

4 – N’oubliez pas que Napoléon a été battu par les Russes en 1812
C’est que vous n’avez rien compris à l’histoire de la grande révolution, 1917 est une réplique de 1789.

5 – « Si vous voulez être efficaces dans votre communication professionnelle, oubliez votre culture latine avec ses manières indirectes de dire / faire les choses »

Certainement la phrase la plus délicieuse et non moins définitionnelle de votre article qui prouve, s’il en était besoin, que vous vous n’avez pas la moindre idée de ce qu’est la culture latine, ni la culture française.
Le comble pour un consultant en communication interculturelle.

6- Il n’est pas inutile de savoir que les Russes, particulièrement les femmes, accordent de l’importance à leur look
“particulièrement les femmes” ?

Vous êtes adorable. Vous boxez avec les adverbes, comme dirait Gaëlino M’Bani, en maniant insidieusement la litote. Pour souligner que les hommes russes ont l’élégance d’une pelle à tarte, vous les contrastez avec les femmes russes. Un béotien observerait qu’il s’agit d’une partie infime des femmes russes, tant la majorité utilise, malheureusement, pour mon plus grand déplaisir, toujours des sacs à pomme de terre en guise de robes de soirée.

7 – « j’ai été très étonné (et c’est un euphémisme) de voir la scène avec Luis de Funès (le mastodonte du cinéma français, et donc de culture française)”

Le syllogisme selon Anton : Louis de Funès est le mastodonte du cinéma français (première nouvelle), or le cinéma français, c’est de la culture française, donc cette scène avec Louis de Funès définit la culture française.
Cela explique tout. Ah, mais il fallait commencer par là, cher Anton, nous vous aurions compris.
La marquise de Deffand disait qu’il n’y a que le premier pas qui coûte. Peut-être sauriez-vous gré d’une liste de lecture vous permettant de plonger dans la culture française comme il se doit, et sans la bouée de canard autour de la tête ?

Vous avez certainement raison de mépriser ainsi les français, c’est probablement indispensable pour essayer de leur vendre vos formations “inter-culturelles” puisque là est le but.
Mes commentaires mis à part, je souhaite le plus grand succès à votre entreprise, dont à vrai dire, je ne doute pas un instant.
Dans l’ère du vide, toute parole a de la valeur.

L. Goring.

Ru
Guest

et bien indiquez en quoi il se plante, car pour y vivre il dit des choses assez vraies…

Je serais assez curieux de voir votre ressenti terrain

Marina Ruiz
Guest

Qu’il est bon de croiser des hommes qui ont l’art d’écrire l’espèce de malaise que j’ai ressenti sans pouvoir écrire des mots (quoique je suis un peu frustrée de ne pas pouvoir exprimer les choses aussi bien) je n’aurais pas mieux dit, mais c’est exactement ça!
Cet article m’a donné des convulsions! Je l’ai trouvé terriblement cliché, blessant et totalement à côté de la plaque.
Je vous remercie chaleureusement, vous m’avez fait tellement rire, en étant très très classe (le coup de la pelle à tarte était sans doute mon climax…)

Kirill
Guest

Il me paraît important de préciser que j’ai des origines russes (mais j’ai toujours vécu en France), tirez en les conclusions qui vous conforteront.
Cher L.Goring sachez d’abord que j’admire votre art de manier la parole, mais j’aimerai rappeler que la rhétorique n’est pas l’art d’avoir raison mais bien celui de savoir convaincre.

Vos jérémiades et votre incapacité quasiment pathologique à reconnaître que (peut être) la Russie n’est pas la steppe rempli d’idiots que vous espériez connaître témoigne de votre aversion pour ce pays. J’en déduis donc que vous êtes Français.
Mais je m’emporte, votre commentaire est simplement celui d’un Français informé aux médias libres tels que TF1 et BFMTV, qui affirment que 10 000 femmes russes meurent chaque année sous les coups de leurs maris. Je pense que le choc culturel est trop fort pour vous. Je comprend, il est difficile de voir que celui que l’on considérai comme un mécréant se révèle être notre égal.

Concernant les « blagues WC » et la « culture de l’histoire Russe », il est vrai que l’auteur le dit de manière un peu sèche et on peut le relativiser. Il n’empêche que personne à part les idiots ne dira que la Russie n’est pas un pays plus « prude » dans les conversations que la France. Les blagues en France, fermez les yeux dessus si vous le voulez, sont souvent tournées vers le sexe. Mais pleins de blagues en Russie sont de basses augures, l’auteur n’a jamais dit le contraire. Il conseille en revanche de ne pas faire des blagues « WC » en Russie. Rien de mal donc. Concernant l’histoire, la Russie est un pays éternellement incompris par l’occident et votre haine transparente dans votre beau récit en est l’exemple vivant. Les Russes étant moins tournés vers les nouvelles technologies, beaucoup se rabattent sur les livres. La Russie est donc un des cinq pays où on lit le plus au Monde. L’histoire est, il ne sert à rien de le nier, un sujet privilégié des Russes. Et, grand amateur d’histoire Français que je suis, je peux vous dire que je peine à trouver des amis qui s’intéressent à cela. Mais je vous vois venir : « c’est faux parce que Popper ». D’accord, dans ce cas les Russes ne boivent pas plus que les Français ?

Je passe sur votre remarque (qui sous-entend, chose qui ne me surprend guère, que la cuisine Française est meilleure) sur la cuisine Russe (que vous n’avez jamais essayé de peur d’être rejeté par l’occident par ailleurs) et qui est rempli de la même chose que ce qui remplit vos connaissances sur la Russie : le vide.

Je peine à comprendre votre remarque sur Napoléon. Napoléon a été battu par les Russes on est ok là dessus (ça vas, pas de saignements du nez ?), mais quel rapport avec les révolutions de 1789 et 1917 ? Et puis ce n’est pas comme si vous avez montré vos connaissances de l’histoire Russe. Napoléon à mis fin à ces révolutions, pendant un temps tout au plus… Et je ne m’attarde pas sur le blasphème de la comparaison entre ces deux révolutions…

Concernant la culture latine, en dehors du fait que combler ses phrases de formules est une fierté (à raison) des pays qui découlent de cette culture, l’auteur ne dit rien de faux, et il suffit de voir le contraste entre votre argumentation fine et vos longes phrases pour ne rien dire et la bassesse de vos accusations pour voir que l’auteur a plutôt raison. Vous n’avez par ailleurs aucune connaissance de la culture Russe, ne venez pas parlez de non-connaissances de la culture Française lorsqu’il n’est pas question de cela. Vous me faites penser à ces nationalistes qui ne supportent pas que l’on contraste entre les cultures et qui s’offusquent lorsque l’on met sur le même pied sa culture et une autre… Affligeant.

Et enfin votre remarque sur le look. Mmmmh, quel délicieux condensé de xénophobie politiquement correcte. En dehors du fait que je pense que les femmes et les hommes accordent pratiquement autant d’importance à leur look, vos avances sur l’élégance des hommes Russes navigue dans le vide, à vue, dans le brouillard. Mais mon Dieu où avez vous appris à être aussi stupide et ignorant ? Selon vous les Français sont plus classes que les Russes ? Ce n’est pas plus vrai que l’inverse (non, ne mettez pas fin à vos jours, vous savez, les autres aussi ont le droit d’être votre égal). Vous me faites penser aux nazis. Si, si : obligés de rabaisser les autres pour essayer de s’aimer. Et bien, soyez aussi stupide que vous l’êtes, ça n’empêchera pas les gens de l’autre côté du mur de valoir autant que vous et d’être aussi élégants. Le sac à pomme de terre… Du grand n’importe quoi, vraiment.

Je ne m’attarde pas non plus sur la remarque de Louis de Funès, puisque ni l’auteur, ni vous n’avez raison, et qu’il existe bien sûr des films Russes vides de sens.

Je tiens néanmoins à critiquer l’auteur, il est vrai qu’il prend parfois un peu de haut la France, mais c’est très léger néanmoins, et vu que la quasi-totalité des chaînes de radio Russes passent de vieilles musiques Françaises en permanence, je ne pense pas que l’on puisse dire que cela soit représentatif. Mais ce commentaire… Un nationaliste Français orgueilleux touché au cœur. Si vous aviez ce que c’est d’être Russe en France, vous ne parleriez pas de la méprise de votre culture ! Un seul petit article qui prend un petit peu une position Russe, une goutte d’eau dans l’océan de russophobie de l’occident et voilà qu’un beau parleur mal-avisé vient vomir sa haine, multipliée par 100 et vide de sens sur un article pas si mauvais du tout.

Gloire à nos deux pays et nos deux cultures immenses. Heureusement que vous n’y connaissez rien ni à l’une ni à l’autre. Dans l’ère du vide, toute parole a de la valeur, si elle auto-conforte.

Ru
Guest

Bonjour,

Pour avoir la chance d’y vivre c’est loin d’être faut, un point pour autant les 5000€ par mois c’est seulement à Moscou et dans des conditions bien précises, la majorité des salariés russes en sont loin.

Par contre SEb oui oui venez et comme vous dites « Et je vous fais savoir que je parlerai avec les russes de ce dont j’ai envie de parler. Je n’ai besoin ni de vos lecons, ni de votre propagande. » Avec cette attitude vous n’y resterez pas longtemps, ni dans aucun autre pays d’ailleurs…

Irina
Guest

Mais il ne faut pas prendre les choses aussi mal. Chacun voit et ressent les choses à sa manière.

Par contre les 5000€ de salaire par mois j’en suis intriguée. Vous avez peut être quelques noms d’entreprises à partager? Je postule demain!!!

K
Guest

C’est vrai pour la plupart des points. J’habite en France depuis 8 ans.

Et oui, j’étais choqué en arrivant par :
1. Humour qui descend souvent en dessous de la ceinture
2. Comment les gens ne disent jamais ce qu’ils pensent, si ils considèrent que ça peut vous heurter. Aujourd’hui je n’ai pas de jugement, j’essaye de faire pareil avec mes amis français. Au début, en disant la vérité en face, je faisais rire mes collègues et je pense que j’ai du vexer quelques personnes…
3. L’histoire – on nous a toujours enseigné à l’école que la WW2 c’était principalement entre Allemagne et URSS. Ici j’apprends que les français sont persuadés que se sont les USA qui ont gagné. Bref..

Un bémol quand même sur « LOOK » et la cuisine.
Ce qui est considéré comme « beau » ou élégant en Russie, sera vu , assez souvent, comme vulgaire ici. D’ailleurs les femmes françaises savent mieux s’habiller, et il faut y avoir vécu pour le comprendre. Elles savent adapter leur maquillage, coiffure, tenue à chaque occasion. Les femmes slaves, surtout quand elles viennent d’arriver s’habillent comme en boîte partout…
Et la cuisine… bon.. on peut encore comparer la cuisine ukrainienne et française ;) Ukrainienne est beaucoup plus riche. Mais la gastronomie française est quand même bien au dessus. Après, la cuisine de « bistrot » ressemble fortement. Peut être que l’auteur de l’article n’a pas goûté aux plats gastronomiques dans les bons restaurants. Maintenant je suis obsessionnelle comme les français avec la cuisine :)) Chez nous c’est plus comme un besoin, on mange parce qu’on a faim, sans horaire, sans rituel et n’en parle pas.
voilà

merci quand même, un bel résumé

Ru
Guest

chose intéressante à la sortie de la grande guerre patriotique les français avaient conscience du sacrifice des soviétiques 26-27 millions de morts quand même… et qu’ils avaient brisé le nazisme.

70 ans de films à la gloire des USA plus tard ils ignorent même pour certain que l’URSS était belligérante.

Après pour les tenues justement c’est une question de point de vue, même si je trouve les tenues hommes encore trop chargé en motif (en costume ), je trouve au contraire que les femmes s’habillent certes de façon voyante, mais bien, et surtout assument leurs looks,
Alors que les françaises le niveau baisse à chacun de mes passages en France.

Je dirais que les française sont plus élégantes au bureaux grace à une sobre élégance, alors que les russes sont plus élégantes à la nuit tombée pour sortir.
mais bon c’est très personnel comme point de vue

Florian
Guest

Cher Anton,

Merci pour votre article qui a éclairé ma lanterne sur la mentalité russe! :)

Votre article confirme en tout points les nombreux échos que j’ai eu à propos de ce pays et me donne fortement envie de m’y rendre!

Ne tenez pas compte des remarques pathétiques des tristes individus que sont SEB et L.Goring…

Je soupçonne fortement ces deux personnes d’être de grands frustrés de la vie n’ayant rien d’autre à faire que de critiquer la création d’autrui par pure jalousie.

Bien à vous.

Vasili Andreyev
Guest

Incorrect picture:
1st one is Polish

OPIS ZDJĘCIA
zdjęcie i stylizacja Katarzyna Widmanska
modelka Angela Olszewska
mua Katarzyna Swiebodzinska
czepiec Widmanska, O. Bachon, W. Kasprzak
włosy W.Kasprzak

yvenou
Guest

tout cela me semble de la correction , intelligence et connaissance de l’histoire contraire à la pensée unique !
Restons critiques et vigilants …et fraternel sans sombrer dans l’angélisme.
Yvanovitch

Ben
Guest

Rien à dire, tellement vrai, excepté le salaire.
Étant marié avec une femme russe, j’ai eu quelques petits soucis au début de notre relation, les différences culturelles, d’éducation, et je retrouve bien là ce que j’ai pu ressentir.
Après, tout dépend de notre éducation, de nos expériences, de notre façon de voir les choses.
Lorsque l’on voyage à l’étranger pas seulement en touristes, en travaillant dans ces pays, on relativise et on apprend vite que la France ce n’est pas le nombril du monde. Pour la seconde guerre, les vainqueurs font ou refont l’histoire.
La réalité est que les allemands ont perdu car ils ont dû se battre sur deux fronts, l’un avec la Russie, l’autre avec la coalition USA, GB, Canada, … Et il faut l’admettre, les USA sont les grands vainqueurs après guerre, je dis bien après guerre.
Maintenant, nous avons deux commentaires acerbes venant de personnes ayant certainement l’esprit très limité, et n’étant certainement jamais sortis de France, qui n’acceptent pas la moindre critique, donc à ignorer, c’est tout le bien que l’on peut leur donner. Et pourtant je suis français, et j’avoue que certaines critiques me font un peu mal à mon orgueil français, mais c’est la réalité donc j’accepte.
Merci pour cet article.

Gérald Mercey
Guest

Si je comprends bien, il faut être bien habillé, ne pas parler politique ou social, ne pas faire de blagues salaces et dire que la cuisine est bonne.
En gros, c’est un repas du dimanche en famille chez la grand-mère, mais avec 146 millions de personnes. ;)

Outre la blague, il est très triste de ne pas pouvoir donner son avis, afin de ne pas heurter les consciences, alors même que les Russes – de votre propre aveu – vont être directs et cassants. Il y a une disproportion énorme entre les efforts que l’on doit faire à leur égard, et ceux qu’ils ne semblent pas du tout prêts à faire pour supporter notre présence. C’est du moins ce que je retire de cet article. Mais après tout, il s’agit d’une visite sur leur sol. Soit.

Mais si je puis me permettre, le tact n’est pas synonyme de – je vous cite – « couvrir les faits désagréables avec un voile semi-transparents des synonymes lointains et approximatifs dissimulant la réalité ». Dans cet article, vous utilisez des stéréotypes bien plus énormes sur les Français que ceux que vous dépeignez sur les Russes. Selon vous, la Soupe aux Choux n’a que les pets comme ressort narratif. C’est passer outre la critique virulente du dépeuplement rural, de l’ostracisme des personnes âgées, du désespoir et de la mort. Voilà le sens de l’humour français, cher ami : déguiser l’Auguste en Clown Blanc, puis faire comprendre aux spectateurs, après les rires de circonstances, qu’il n’en est pas un.

Cet article est très intéressant, très pragmatique, avec beaucoup de conseils pratiques étant plus des conseils de bon sens qu’autre chose. En effet, vos conseils sont applicables dans tous les pays : ne pas être vulgaire, grossier, chauvin, ne pas heurter… ce n’est pas particulièrement différent de ce que l’on peut conseiller pour un voyageur qui irait aux USA ou en Chine.
Mais le texte « fait le job », et je vous en félicite.

Ce que je trouve très triste, c’est la caricature vraiment peu flatteuse que vous faites de nos ressortissants. Et d’après ce que je lis ici, un Russe s’en serait senti heurté, s’il avait été à ma place. D’ailleurs, vous n’avez pas conscience d’avoir pu heurter qui que ce soit, n’est-ce pas ? Pourtant, vous êtes dans le cas du « Russe qui vit en France », si j’ai bien compris votre situation… Et donc, il serait logique que vous utilisiez vos propres conseils, non ? ;)

Bref, je brode. Et apparemment, il ne faut pas le faire. Du coup, je vais résumer : vous vous méprenez sur les Français. Apparemment, vous côtoyez une partie de la population qui n’est pas particulièrement raffinée. Eh bien, tout comme tous les Russes ne sont pas alcooliques, dites-vous que tous les Français ne sont pas de gros abrutis qui parlent de pets en tapant dans le dos des personnes qu’ils viennent de rencontrer, tout en masquant leurs véritables desseins – car ils ne sont pas directs. Et n’imaginez pas un instant, par contre, que l’on puisse faire l’impasse sur l’Histoire, la corruption, la science ou le social. Un Français ne va jamais se taire pour faire plaisir à quiconque. Nous ôter cela, c’est ôter notre vie.

Je vais terminer en vous posant une question légitime :
« Qu’est-ce, ‘être franc et direct’ ? Suivre vos conseils et arborer des chaussures à 3000 balles tout en évitant de parler de ce qui fâche, ou débattre de ce qui doit être débattu et ne pas faire semblant d’être quelqu’un d’autre que soi pour cela ? »

La réponse à cette question, monsieur, est la véritable différence entre les peuples que vous dépeignez ici, et que je dépeindrais tout autrement.

Je crois, monsieur, que les Russes ne sont pas aussi précieux que vous le dites. Je pense que c’est un peuple qui a depuis longtemps appris à manier l’intelligence et le débat avec brio. Et si les Russes que je rencontre – car c’est le cas – étaient tels que vous les considérerez ici, j’en serais vraiment marri. Bien heureusement, ils connaissent également les Français, et ne s’arrêtent pas à des considérations aussi triviales. Et chacun d’entre eux sait parfaitement qu’un Français n’est pas forcément un beauf mal fagoté, tout comme un Russe n’est pas forcément une brute avinée.

Bonne journée.

Leclair
Guest

Voulant éviter à tout prix de poster des pavés entiers, je ferai simplement un bref apperçu de mon ressenti.
Après la lecture de cet article, j’ai une étrange sensation que l’auteur de ce texte a dû se justifier en quelque sorte par rapport à la situation dans laquelle se trouve son pays d’origine, tout en sous-entendant par là que c’est un pays sous-développé ou presque : Vous voyez ? On est bon, nous aussi, on est aussi bon que vous, on est même meilleurs que vous, voires les meilleurs !
Si, par contre, on enlevait son trait grossi auquel il a recours constamment dans ses comparaisons et s’il se retirait, lui, de son propre univers au centre duquel il se place, que resterait-il, d’après lui, de la (sainte) Russie ?
Je reste persuadé que les Français sont parfaitement conscients de la valeur que représente la Russie et qu’on n’a pas besoin d’entrer dans les considérations aussi limitées et grotesques qui sont présentées dans l’article.

Desamblanc
Guest

Très bien!

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