CLUB DE NICE 2015 — Énergie et Géopolitique

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DANS LA PRESSE
Cet article a été republié le 12.01.16 dans le N°24 de LA RUSSIE FRANCOPHONE (version PDF: pages 14-16)


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EUROPE – RUSSIE. GÉOPOLITIQUEÉNERGIE

EUROPE – RUSSIE. GÉOPOLITIQUE

Le club

Le Club de Nice (site), fondé en 2002 à l’initiative de la Ville de Nice, réunit chaque année les dirigeants publics et privés des différents secteurs du monde de l’énergie (pétrole, gaz, électricité, nucléaire, énergies renouvelables) pour faire le point sur les questions de l’actualité énergétique mondiale et réfléchir sur les préoccupations franco-russes et les développements du partenariat énergétique Russie – Union Européenne.

Cette fin novembre, les tables rondes et les présentations (assez techniques) sur les fluctuations des prix des énergies et de leurs enjeux (économiques, politiques et environnementaux) se sont succédées pendant 3 jours autour des thématiques principales suivantes :

  • La baisse du prix du pétrole et ses conséquences
  • La crise des relations Russie – Europe et ses conséquences dans le domaine énergétique
  • Energies nouvelles / nouvelles technologies.

Il faut dire que malgré la question soulevée à plusieurs reprises, les relations Russie – Europe n’ont pas été débattues à proprement parler, bien que de nombreuses vérités aient été dites en toute franchise.

 

France – Russie

Lors de l’ouverture des débats du XIVème forum Club de Nice, Bernard Asso (Maire adjoint délégué à la politique énergétique, Conseiller départemental des Alpes Maritimes, Professeur des Facultés de droit, Membre du Comité d’organisation du Club de Nice) a mis l’accent sur le fait que la Russie est une nation amie pour la France et notamment la ville de Nice, les relations particulières avec les Russes depuis toujours étant connues de tous. En cédant la parole aux conférenciers il ponctue : « Jamais il n’y a eu auparavant de crise équivalente à celle avec l’Ukraine. Comment redéfinir la politique énergétique Europe-Russie et ne pas céder à la pression des États Unis ? ».

Belle et à la fois étonnante entrée en matière, à contrecourant des discours officiels auxquels nous avons été habitués depuis 2 ans. Les protagonistes des partenariats politiques et économiques entre l’Europe et la Russie étant massivement fustigés par les médias transatlantiques, depuis le début de la crise susmentionnée.

L’explication a été en partie et indirectement donnée par Jean-François Legaret (Maire du 1er arrondissement de Paris, Conseiller régional d’Ile de France, Président délégué de la SOFARIUS – Société Française des Amis de la Russie) ayant mis également le doigt sur le fait, martelé par les médias russes depuis les attentats du 13 novembre mais ayant du mal à faire son chemin dans le stream médiatique français : « les attentats du 13 novembre ont modifié la donne du dialogue avec la Russie ». Il rajoute dans son allocution : « l’incompréhension mutuelle est le mot-clé dans la crise diplomatique actuelle, mais les amis ne peuvent pas s’entendre sur tout ».

Pendant les 3 jours, à plusieurs reprises et en provenance d’intervenants différents, on pouvait entendre la vérité omise, voire oubliée, par les médias depuis quelque temps : la Russie et l’Europe sont amis et partenaires !

Contrairement à tout ce que l’on pouvait entendre et lire ces derniers temps sur les canaux de communication habituels, les politiques, les professionnels et les scientifiques présents ces 26-28 novembre 2015 à l’hôtel Westminster à Nice répétaient ostensiblement que la France et l’Europe doivent à tout prix renouer le contact au mépris des intérêts d’outre-Atlantique.

Pour les supporteurs de l’amitié franco-russe il serait intéressant de savoir que pendant cette XIVème édition, en vue des projets scientifiques et éducatifs franco-russes, un accord sur l’ouverture d’une antenne de l’Académie des Sciences de Russie à Nice a été signé par Christian Estrosi (maire de Nice), qui a soutenu activement l’existence du Club depuis le début de son existence, et Valéry Kostiuk (Premier Vice-Président de l’Académie des Sciences de Russie, Membre du Comité d’organisation du Club de Nice) qui a souligné lors de son intervention qu’en 14 ans ce fut la première réunion du club dans le cadre inédit « énergie / terrorisme ».

 

Europe – Russie

« la France et la Russie est un vieux couple infécond s’irritant au moindre désaccord »

La consommation des énergies et la croissance économique sont sur le point de se déplacer dans les pays en développement. En l’occurrence, après l’année 2015, la consommation énergétique essentielle devrait se déplacer en Inde, la Chine ayant ralenti sa croissance économique.

Youri Sayamov (Professeur, Directeur de la Chaire de l’UNESCO à la Faculté des processus globaux de l’Université d’État Lomonossov de Moscou) : « l’islam radical a été libéré, tel un génie sorti de sa bouteille. Mais l’idée de s’unir dans la lutte contre le mal semble traverser difficilement l’esprit des politiciens européens », en sous-entendant une fois de plus que Moscou, depuis le discours de Poutine à l’ONU le 29 septembre 2015, appelle fermement les leaders européens à l’unité. Sayamov a souligné qu’en « prenant partie docilement aux jeux des autres, les gouvernants européens ne se rendent pas compte des conséquences pour les habitants européens, y compris sur les questions énergétiques ».

Samuele Furfari (Conseiller du Directeur Général DG Energy, Fonctionnaire européen à la Commission Européenne) dit presqu’avec émotion : « La Russie fournit 1/3 du gaz et pétrole à l’Europe, 27% du charbon et 18% du nucléaire.  Dans ces conditions ce pays est clairement partenaire européen et il est illogique de supposer une réévaluation de ce statut ! L’interdépendance énergétique France-Russie est tout aussi évidente, 20% du gaz consommé en France étant russe ».

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32% du gaz consommé par l’Union européenne provient de Russie
(la photo du slide prise dans la salle pendant la présentation)

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L’Europe est très dépendante du gaz russe | ©StatistaCharts

« La Russie joue le rôle de modérateur sur les marchés mondiaux d’énergie et est une alternative au Moyen Orient », indique Christian Cleutinx (Expert EU-Russia Dialogue, ancien Directeur général Euratom, Chercheur principal chez Clingendael International Energy Programme à Hague).

Jean-Antoine Giansily (ancien député européen, Vice-Président du Centre international de formation européenne) ne mâche pas ses mots : « De facto, l’UE paie les factures du chauffage ukrainien en lui versant les aides financières pour solder ses dettes auprès du Gazprom. Une fois sur place (à Kiev), l’argent s’évapore partiellement et ne parvient pas jusqu’à ce dernier. Il serait presque plus logique de virer les fonds directement à Gazprom    A terme, conclut-il, l’Ukraine va être alimentée en gaz de multiples façons, comme l’UE, en fonction des prix des hydrocarbures, ainsi que d’autres paramètres ».

 

Lire l’onglet “Energie”

 

ÉNERGIE

 

Aujourd’hui le monde subit la 3ème vague de la crise ayant installé l’incertitude économique générale. Les prix du pétrole ont été divisés par deux au court de l’année 2015. L’enjeu d’aujourd’hui en Europe est l’efficience énergétique avant tout. Néanmoins, il n’est pas du tout facile de faire bouger les états membres vers une direction unie.

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la photo du slide prise dans la salle pendant la présentation

Après pas loin d’une demi-heure de présentation technique accompagnée de slides avec les graphiques corrélant les cours de baril, les quantités de production des énergies, l’offre et la demande des 20 dernières années, Daniel Champlon (Directeur des Relations Internationales, IFP Énergies nouvelles, Président de Cedigaz) conclue : « Les prix du brut et celui du gaz sont imprévisibles et si je fais des prévisions depuis plus vingt ans sur les productions, je n’en fais jamais sur les prix. Plus je sais, plus je sais que je ne sais pas, et les autres non plus ! ».

Néanmoins, selon ses estimations vers la fin 2016 le prix du baril devrait se situer dans la zone de $60-80, et les 10 ans à venir s’avéreraient difficiles en termes du pétrole, bien que les énergies renouvelables entament aujourd’hui leur essor.

En revanche, Elena Telegina (Directeur de l’Institut de l’Énergie et de Géopolitique, Doyen du Département des Affaires internationales, Université d’État du pétrole et du gaz, Membre de l’Académie des Sciences de Russie) – présentée comme une des meilleures spécialistes russes dans les questions énergétiques – a fait savoir que selon les analystes russes le prix équilibré du baril pour les quelques années à venir devrait être autour de $45-46.

Alexandre Dynkin (Directeur de l’Institut de l’Économie mondiale et des relations internationales de Russie (IMEMO), Membre de l’Académie des Sciences de Russie), en s’exprimant sur les changements économiques en cours, constate qu’il n’y a plus de main d’œuvre bon marché en Chine et que le pétrole commence progressivement à se faire remplacer dans le transport, qui en est le consommateur principal. « On rentre dans une époque de l’excèdent d’énergies. Une concurrence féroce entre les compagnies énergétiques est déjà réelle ». Ce qui explique en partie les bouleversements géopolitiques à l’ordre du jour. « Après 2033 un rebond considérable de la demande du pétrole ». Une analyse pouvant paraître quelque peu contradictoire et à la fois paradoxale pour un monde cherchant à remplacer l’utilisation des énergies fossiles par les énergies vertes. « Les ressources pétrolières, étant aujourd’hui en abondance (le point repris par tous les conférenciers), sont fonction de la technologie et du prix de leur extraction ».

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la photo du slide prise dans la salle pendant la présentation

Sur ce point il a été rejoint par Samuele Furfari (essayiste, Conseiller du Directeur Général DG Energy, Fonctionnaire européen à la Commission Européenne) : « en 2006, GDF était fier d’avoir les contrats avec la Russie. Aujourd’hui la technologie a sensiblement changé la donne ». Les prix d’extraction et du traitement du brut ayant changé modifient le marché mondial avec toutes les conséquences qu’on lui connait.

En revanche S.Furfari a exprimé un autre point de vue expliquant que pour l’heure le pétrole reste incontournable dans le transport (naturellement il s’agit du transport lourd – routier, maritime, aérien), n’ayant pas de solution miracle.

La répartie de E.Telegina et A.Dynkin ne s’est pas faite attendre. « Nous devrions peser nos paroles en parlant du pétrole comme d’une énergie incontournable. Au 21ème siècle le débat énergétique doit avant tout être concentré autour des nouvelles technologies et de la nouvelle révolution. Il faut chercher les moyens de les stocker, ce qui n’est pas maîtrisé avec les énergies éoliennes et solaires, pour l’instant totalement dépendantes de la continuité du vent et de l’ensoleillement. L’approche du développement et du progrès énergétique doit être globale sans privilégier le pétrole ou une autre ressource en particulier ».

Il y a 10 ans les participants du Club de Nice se questionnaient à quel moment il n’y aurait plus de pétrole. Aujourd’hui on se rend compte qu’il y en a trop…
Entre temps, une remarque (pas des moindres) a été soulevée par les observateurs invités : les habitudes des pays en développement, n’ayant pas de technologies ni de moyens pour passer aux nouvelles technologies, sont « ancrées » dans le pétrole et le charbon. Le fameux smog à Pékin, à cause duquel les écoles sont parfois obligées de fermer, est dû au chauffage au charbon et non pas à la pollution du transport.

 

 

Charbon

On tuera le charbon en Europe, mais on ne le tuera pas partout dans le monde

Ce qu’il faut savoir est que la pollution principale au niveau mondial provient du chauffage et non pas de la production de l’électricité ou de transport. Exemple : en France les émissions de particules fines proviennent à 34 % du chauffage domestique, 31 % de l’industrie, 21 % de l’agriculture et 14 % des transports (la part du transport atteint cependant 40 à 80 % en ville) .

Club-de-Nice-chauffage-transport-electriciteEn Chine et en Inde, les pays les plus peuplés, le chauffage se fait au charbon. Dans un film documentaire passé en novembre 2015 sur ARTE un ministre indien a clairement déclaré que l’Inde allait continuer à se chauffer au charbon jusqu’à ce que le coût des nouvelles énergies ne devienne équivalent du prix du charbon. Or, le charbon est considéré comme le combustible parmi les plus polluants (les charbons les plus anciens, de l’ordre de 300 millions d’années, ont généralement une plus forte teneur en carbone).

Aujourd’hui le charbon fait le retour inattendu au premier plan :

  • Loin d’avoir disparu, comme annoncé en 1950-60, le charbon croît plus vite (2.4%) que l’ensemble des ressources d’énergie (2%) depuis 1980
  • En 2013, il est la 2ème source mondiale (29%), derrière le pétrole (32%), mais devant le gaz (21%), la biomasse (10%) et les sources primaires d’électricité (8%)
  • Le charbon intervient pour 41% dans la production de cette dernière, devant le gaz (22%), l’hydro (16%), le nucléaire (12%), les renouvelables (5%) et les produits pétroliers (4%)
  • Il pourrait passer devant le pétrole vers 2020 selon certains analystes (mais cela est controversé)
  • Les États-Unis ont la plus grosse réserve du monde en charbon qu’ils exportent notamment en Europe.

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la photo du slide prise dans la salle pendant la présentation

 

Intéressante rétrospective — historiquement sur les 7 plus grosses compagnies pétrolières 5 étaient américaines. Et malgré l’émergence de nouvelles « sœurs pétrolières » les USA redeviennent le premier producteur mondial de pétrole en 2015.

 

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la photo du slide prise dans la salle pendant la présentation

 

Egalement, en dépit de toutes les contestations des écologistes, le gaz de schiste a pris considérablement de l’ampleur aux États-Unis depuis l’élection d’Obama pour acquérir davantage d’indépendance du gaz saoudien.

 

Nucélaire

Il est important de faire l’impasse sur le nucléaire
Edouard Volkov (Directeur de l’Institut Krjijanovsky de l’Energie, Membre de l’Académie des Sciences de Russie) : « le nucléaire n’est pas la meilleure alternative, malgré sa puissance incomparablement supérieure à la combustion des ressources fossiles. Aujourd’hui il est nécessaire de changer le paradigme énergétique. Et il est important de créer un réacteur stable sans réaction en chaîne en cas d’une avarie ».

Bien que selon Elena Telegina la question nucléaire sera à nouveau à l’ordre du jour vers 2025, même si les champions actuels du nucléaire (comme la France et l’Allemagne) le réduisent progressivement, contrairement au Japon n’ayant pas de meilleure alternative pour l’instant.

 

Énergies nouvelles

Aujourd’hui on constate une prise de conscience générale, y compris de certaines institutions financières se défendant publiquement d’avoir des actifs dans le charbon. Les autorités morales et religieuses se sont également exprimées sur la nécessité du changement énergétique.

Philippe Boucly (Conseiller spécial à GRT gaz et son ancien Directeur Général, 1er Vice-Président de l’Association Française pour l’Hydrogène et les Piles à Combustible) : « la politique des nouvelles énergies doit se construire autour des 4D :

  • Défossilisation (décarbonisation)
  • Décentralisation
  • Digitalisation (objets connectés)
  • Décroissance (efficacité d’utilisation d’énergie) »

Beau programme. En effet, il serait agréable ce monde idéal en 4D. Nonobstant, les projections de demain reflètent apparemment davantage le réalisme de la société et son principe économique « toujours plus ».

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« Grace au soutien politique, les énergies renouvelables représenteront la moitié de la production mondiale supplémentaire, dépassant le charbon vers 2030 pour devenir la plus grande source d’énergie », stipule le commentaire du graphique en anglais.
(la photo du slide prise dans la salle pendant la présentation)

Mais en dépit dudit le charbon au lieu d’être réduit serait pratiquement à part égale avec les énergies renouvelables. Et le gaz avec le nucléaire doubleraient selon les prévisions 2015. Espérons que la science et technologie donnent tort à cette prévision et qu’on n’alimente plus nos ordinateurs, télés et microondes grâce au charbon, comme c’est le cas en 2014.

 

Lire l’onglet “Géopolitique” 

 

Conclusions

En ce qui concerne la géopolitique sommairement débattue entre les cours du baril et les énergies nouvelles, le souhait commun et manifestement sincère de tous les participants du Club de Nice est l’amélioration des relations France / Russie, ainsi que UE / Russie dans les meilleurs délais. L’avenir proche nous montrera si la diplomatie européenne se sentira davantage concernée par le Wild West ou par le bon sens.

Un des pires casse-têtes de l’humanité : comment répondre à la demande constamment croissante en énergie ? Constamment croissante à cause de la population mondiale grandissante et des habitudes de confort de plus en plus dépendantes des énergies et gourmandes en celles-ci (objets connectés, transport, électroménager, etc.).

Néanmoins, tout le monde s’accorde à dire qu’on est malgré tout loin de l’épuisement d’énergies fossiles, malgré l’idéologie alarmiste des dernières décennies sur leur épuisement imminent, prédisant même des rebonds spectaculaires des énergies nucléaires et fossiles dans les décennies à venir. Or, l’industrie pétrolière (en l’occurrence) a encore de belles années devant elle, disent à l’unisson les professionnels du secteur énergétique au Club de Nice, et les jeunes donc peuvent y faire de belles carrières, bien que la prospection pétrolière soit sur le déclin.

Cela peut paraître insensé dans un monde où les écologistes et (certains) scientifiques font tout pour changer de paradigme énergétique et remplacer le combustible par le durable et le nocif par le vert. Ont-ils tort ? C’est peut-être pour cela que Samuele Furfari lance «  L’écologie, nouvel opium du peuple ? ». Ou est-ce que le lobby pétrolier fait tout pour garantir sa pérennité au mépris de l’écologie et des générations futures ?

Une chose est claire, même pour le profane, nous ne savons toujours pas faire rouler une citadine électrique à plus de 500 km. Sans parler de faire décoller les avions de ligne et transporter des milliers de tonnes par navires maritimes grâce aux moteurs électriques. Mais nous savons accroître démesurément notre population et lui donner les habitudes énergétiquement luxueuses. Dorénavant, selon les prévisions, les pays en développement prennent la relève du besoin en énergie :

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L’HISTOIRE DES DEUX MONDES — OCDE et non-OCDE
(la photo du slide prise dans la salle pendant la présentation)

 

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L’édition 2015 du Club de Nice coïncidait avec le début de la COP21 à Paris. Les médias ont relaté dès son début l’intention de Mr Hollande de consacrer 6 Mrds € à l’électrification de l’Afrique (pays non-OCDE) et 2 Mrds € à ses énergies renouvelables. Il reste à connaître le mode de financement prévu par l’équipe politique en place de ce coquet montant avant 2020 par un pays endetté de 2 105.4 Mrds € (c’est-à-dire 97.6% de son PIB annuel).

• s’intéresse à l’anthropologie, à la sociologie internationale, aux comparatifs interculturels
• et déteste la connerie humaine

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