Le paradoxe d’aspiration permanente

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Une publication partagée par 𝙰𝚗𝚝𝚘𝚗 𝙼𝚊𝚕𝚊𝚏𝚎𝚎𝚟 (@anton.malafeev)

Dans de nombreuses régions du monde ça marche ainsi depuis la nuit des temps : presque tous les centres d’activité humaine (commerciale, culturelle, industrielle) sont concentrés loin des lieux de vie agréables / normaux — montagnes, mer ou océan. Seuls quelques hubs (concentration de toutes sortes d’activités humaines) d’Océanie, d’Asie et des USA sont situés dans de tels endroits. Mais ils constituent une nette minorité par rapport à toutes les capitales du monde qui, dans une écrasante majorité, sont situées dans le continent, même si c’est à moins de 100 km de la côte, comme par exemple Rome.

Ayant vécu dans les grandes villes et au bord de la mer (avec des montagnes littéralement à une heure de la maison, ce qui est un luxe énorme en soi), il est difficile de statuer sans appel sur ce qui est mieux. Indiscutablement, la montagne et la mer à l’année sont indescriptiblement agréables et bénéfiques pour l’âme et pour le corps. Néanmoins, avec toute la «connectivité» actuelle et la possibilité de travailler à distance, le manque de proximité immédiate avec l’activité professionnelle est tout à fait palpable. Et je ne mentionne même pas la vie culturelle. Malgré tous les efforts de Cannes et de Nice, avec Monaco dans le tas, le segment culturel (avec expositions, spectacles, etc.) ressemble davantage à une parodie parisienne qu’à un centre régional culturellement indépendant.

Il s’avère qu’en fait, le juste milieu se situe quelque part au milieu. C’est-à-dire dans un train ou un avion entre la mer avec ses montagnes et les centres d’activité humaine, où l’on peut interagir avec ses semblables (et ceux qui font semblant de l’être…) pour gagner de l’argent, échanger des idées, réfléchir à voix haute… Autrement dit, profiter de la vie sociale de l’homme moderne, tout en étant bloqué dans les embouteillages, en respirant la pollution concentrée et en accumulant chaque jour du stress nerveux dû à l’accumulation ubiquitaire de «ses semblables (et ceux qui font semblant de l’être…) “.

Un paradoxe… On le sait depuis longtemps, la pelouse du voisin n’est pas plus verte. Mais un tiraillement (presque) constant vers quelque part et quelque chose s’active en nous avec une constance cyclique et une certitude peu enviable.

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