Chasse – quelle solution ?

Ce post vient en continuité des articles La chasse — divertissement et La chasse — nécessité dans la série La Chasse.

Introduction

chasse-solutionEn me baladant sur les pages et dans les groupes différents tournant autour de la chasse et de l’anti-chasse, j’ai senti un besoin de publier un article uni (plutôt que de laisser les commentaires à droite et à gauche), afin de couvrir à la fois des dizaines de discussions que j’ai lues et tirer une conclusion globale de tous ces débats interminables et très houleux entre les 2 camps.

Première chose — relativisons !

Tous les « pros » (chasse) ne sont pas forcément des cons finis et tous les « antis » (chasse) ne sont pas forcément écolos et végétariens. Il faut savoir faire la part des choses, et ce dans les 2 camps.

Parmi les antis il y a peu d’écolos (dans le sens direct du terme) et encore moins de végétariens. Etre anti-chasse, c’est-à-dire être contre la cruauté y présente, et manger la viande n’est pas un paradoxe ! Car, par ailleurs, être anti-chasse ne signifie pas non plus soutenir les conditions insupportables d’élevages et d’abattoirs.

Le végétarisme — une pratique alimentaire excluant la consommation de chair animale pour des motivations diverses comme : la santé, la religion, la culture, la critique des méthodes de traçabilité, d’élevage et d’abattage, l’accès aux denrées alimentaires, l’impact environnemental des modes de production et de prélèvement de ces dernières ou encore le refus par principe de l’exploitation animale.
Le végétarisme (ou l’interdiction de tuer/manger un animal), en tant que norme à faire respecter par des lois, existe depuis l’Antiquité.
L’écologisme — courant de pensée respectueux des équilibres naturels promettant la préservation de l’environnement et des ressources naturelles contre les ravages de la société industrielle.

De nombreux militants de l’écologie politique considèrent que l’écologie dépasse largement le strict cadre environnementaliste (protection des ressources naturelles) et jugent les questions sociales et sociétales aussi importantes que les questions environnementales.

  • Ainsi, les végétariens ne sont pas contre la chasse, ils sont contre la consommation de la viande dans toutes ces formes. C’est donc un proteste beaucoup plus large que simplement d’être anti-chasse. Ceci ne fait pas d’eux des écolos pour autant, même s’ils sont pour l’abolition des abattoirs et de la chasse.
  • De même, les écologistes (un terme également large) sont pour la réduction du CO2 et pour les énergies d’origine renouvelable. L’abolition de la chasse n’est donc pas la priorité primordiale de ce mouvement. Bien que tout soit étroitement lié.
  • Et puis, tous les chasseurs ne participent pas spécialement à la chasse à courre, qui est une pratique de chasse absolument abominable. Tous les chasseurs ne chassent pas pour le plaisir de tuer. Il y a tout de même une minorité, il faut le reconnaître, qui le fait dans les règles de l’art — pour pérenniser, comme il disent, « le métier le plus anciens du monde » et entretenir les espèces en bon nombre. C’est vrai.

En revanche un autre débat, qui devraient être à l’origine de la chasse moderne — pourquoi l’homme peut décider à la place de la nature quelles espèces et en quel nombre doivent exister, tandis qu’il ne sait pas s’auto-réguler lui-même ?
Je reprends ma maxime précédemment publiée :

L’homme se permet de décider et réglementer le « bon nombre d’espèces animales » autour de son habitat. Par contre, il en est incapable avec sa propre espèce. Environ 232 000 habitants de plus chaque jour sur la planète… 

C’était important d’être dit avant de passer à la suite.

 

 

Les débats autour de la chasse

Ainsi, tous les chasseurs ne recherchent pas le plaisir de tuer. Seulement c’est une minorité absolue. La majorité des pros ne cesse de répéter dans les forums (avec 50 fautes d’orthographe dans chaque phrase) que les renards vont remplir les villes (je n’exagère rien – je l’ai lu dans une discussion), que les sangliers détruisent les terres agricoles et que les nuisibles nuisent…

On a déjà vu dans l’histoire le cas semblable — les européens ont exterminé les indiens d’Amérique en prétextant autant d’ânerie religieuses et idéologiques qu’on peut entendre aujourd’hui des chasseurs cherchant à défendre leur plus ancien métier du monde.

Lorsque vous êtes venus construire vos baraques sur le territoire de ces « nuisibles » (le terme est bien trouvé) — vous avez eu bien de la chance qu’ils n’aient pas sorti leurs fusils pour vous dégager de leurs terres, comme l’homme a l’habitude de faire où qu’il pose son pied. Depuis la nuit des temps l’homme s’installe où qu’il veule sans la moindre pensée au monde parallèle qui y vivait avant – les animaux ou ses propres semblables. Et une fois que l’homme est installé et mène son activité économique, bouffant tous les espaces naturels aux espèces y habitant bien avant lui, il s’insurge des dégâts que cette faune lui cause — la rentabilité baisse, les barrières sont cassées, la merde d’oiseaux dans le jardin, les abeilles dans la piscine et les mouches dans la cuisine.

Les pros ne cessent de répéter aux antis « vous ne comprenez pas ? – la chasse est une tradition depuis la nuit des temps« . Essayez de voir la chose autrement.
L’humanité avait beaucoup de traditions diverses au cours de son histoire. Ces traditions évoluent, changent, disparaissent. Elles vivent et se transforment autant que l’humanité elle-même. Il fut un temps qu’on avait des traditions de sacrifices humains, ou celles de brûler les sorcier et couper les têtes sur la place publique. Il fut un temps aussi – on versait les excréments par la fenêtre dans la rue, parce qu’il n’y avait pas de canalisation. Aujourd’hui plus personne ne le fait et c’est même devenu repugnant et dégoûtant, rien qu’à y penser. C’est même devenu inimaginable. Maintenant qu’il y a la canalisation la tradition a évolué avec son temps et disparu.

Oui, la chasse existe depuis la nuit des temps. Mais on croyait aussi pendant des siècles que la terre était plate, aujourd’hui on en rigole. A l’aube de la chasse l’homme mangeait la viande cru, aujourd’hui c’est presqu’un souvenir. Pendant des siècles les femmes n’avaient pas le droit de vote – la société a évolué. Et puis il existe aussi des endroits rares où encore aujourd’hui le cannibalisme est la normalité. ET ALORS ?

Si l’humanité avait la tradition de se taper la tête contre un mur, je pari que vous (les chasseurs) la défendriez beaucoup moins ardemment que votre « joujou de la communion avec la nature le fusil à la main » !

La chasse pour le plaisir n’a jamais existé jusqu’au moment où les nobles (les riches) ont commencé à transformer le moyen de se nourrir en divertissement. Pour eux la nourriture était en abondance (comme c’est le cas aujourd’hui pour tout le monde dans les pays développés), alors pourquoi ne pas s’en faire un jeu. Est-ce ça votre légendaire tradition ?

Car aujourd’hui nul n’a besoin de chasser pour se nourrir. L’homme a appris à fournir la viande en quantité plus que suffisante – qui est en soi un autre problème, contre lequel se battent les écologistes. Le fait que les élevages traitent les animaux comme des objets inanimés, que les animaux y sont mal nourris et que les abattoires pourraient être comparés à Auschwitz – c’est un autre débat ! Et les antis n’ont jamais dit l’inverse. Bien au contraire.
Mais en absence de besoin la chasse pour le plaisir – c’est digne de Hitler qui voulait épurer la race humaine…

QuestionEst-ce que vous vous êtes déjà posé la question pourquoi dans notre vocabulaire il existe l’expression « inhumain », mais il n’y a pas de terme « inanimal » ? Aussi, pourquoi on dit « les gens sont traités comme des animaux » ? Cela veut bien dire que les gens sont vraiment mal traités, ce qui à son tour signifie que les animaux sont traités vraiment mal…
Mais, alors, pourquoi les humains ne doivent pas (du moins d’après les lois) être mal traités, mais les animaux peuvent être traités « comme des animaux » ???
Les antis traitent souvent les chasseurs français de « cons et ivrognes ». Je pense qu’il ne faut pas être aussi radicale, car parmi les chasseurs vous pouvez également rencontrer des grandes têtes qui savent réfléchir et débattre, et quelque fois mieux que n’importe quel écolo ou végétarien.

Bien que, ma foi, un constat ma sauté aux yeux — 95% de chasseurs participants aux discussions à l’écris maîtrisent le français pire qu’un étranger en première année d’apprentissage. Faire jusqu’à 10 fautes d’orthographes dans une phrase simple de 5-8 mots et en plus placer les insultes tous les 2-3 mots — ça en dit beaucoup de choses sur le niveau général de cette couche de population visiblement retardée par leurs lieux d’habitation reculés du monde civilisé.
Et pourtant, la France n’est pas un pays vaste, les « coins reculés » sont très proches des autoroutes, des supermarchés ou du TGV. Ici on est loin des « coins reculés » de la Sibérie, du nord canadien ou de la brousse australienne.
Ça doit être la « grande capacité » d’ouverture sur le monde des défenseurs de la chasse…

En dehors de cela, un phénomène intéressant — les ados bourrés de « convictions-certitudes » sur la chasse, mais en réalité n’y connaissant pas grand chose (pour ne pas dire rien du tout à part tenir le fusil) se permettent d’être agressifs dans leurs propos et insulter tout représentant de la pensée opposée. De toute évidence l’éducation des parents-chasseurs, ou plutôt son absence, fait surface. Il faut dire aussi que les adultes eux-mêmes ne choisissent pas leurs mots pour exprimer leur désaccord avec les idées opposées aux convictions de leur milieu. Cela témoigne clairement d’une tendance générale dans ce milieu hermétique à tout exercice intellectuel.

Une chose restée pour moi incompréhensible: pourquoi les communautés / groupes ouverts de discussion sur facebook et ailleurs ne suppriment pas les posts provocants des pros venant chercher la confrontation suivie des insultes à rallonge et des discussions ne menant à rien ? Pourquoi ne pas modérer ses forums et ne pas black-lister les provocateurs mentalement attardés ? Et même: pourquoi les antis entrent dans ses polémiques complètement stériles et inutiles, et continuent à répondre ?

chasse-solution

 

 

Les pourparlers

Dans les commentaires récoltés sur facebook par rapport à mes deux précédents articles, m’a-t-on reproché « d’aller chercher les témoignages à l’étranger » (voir La chasse est une nécessité).

Je réponds: il ne s’agit pas d’un témoignage de l’étranger, mais d’un témoignage tout court. Il se trouve que j’ai vécu cette expérience à l’étranger, mais l’idéologie de la chasse doit être partout la même. Ce n’est pas parce que j’ai chassé un élan, qui n’existe pas en France, que la discussion est automatiquement sans objet.

M’as-t-on reproché d’être « élitiste » en ne parlant que de la technique de l’approche (La chasse est une nécessité). Mais n’est-elle pas justement la technique de base pratiquée par les animaux (en absence d’armes) et par l’homme depuis la nuit des temps ? Cette technique est encore utilisée par les tribus vivant hors toute civilisation. A mon amble, avis c’est la technique la plus honnête (contrairement aux pièges et autres ruses humaines) et la plus équitable (contrairement à la chasse à courre, aux techniques de cercles et aux meutes de chiens épuisant la victime).

Néanmoins, une chasseuse m’avait accordé le crédit en disant pratiquer l’approche régulièrement seule ou à deux, sans chiens, avec une seule carabine et, au final, plus souvent observer les animaux que les tirer. Cela prouve, donc, que tous les chasseurs français ne sont pas des tueurs en série, pour qui la chasse est un hobie-tradition « fusil + amis de bouteille ».

Ainsi, le problème dans tout débat est de parler la même langue. Les pros ne cherchent pas à comprendre l’idéologie des antis. Et les antis, fatigués par les provocations et la beauf-attitude des pros, ne cherchent pas à comprendre l’idéologie de la vraie chasse – ici je ne parle pas de ses dérives.

Personnellement je ne digère pas le terme « plaisir de tuer », que l’on voit tellement dans les forums. Plaisir de tuer cela relève de la science-fiction. Et si la dernière phrase choquera les pros — je leur donne une parallèle.

QuestionPourquoi lorsqu’un maniaque tue les gens pour le plaisir, c’est tout de suite un criminel ? Et pourquoi, selon les chasseurs, le plaisir de tuer un animal (quelque soit sa taille) c’est une tradition, une passion, un sport, une normalité ?
Pourquoi il est considéré normal de se prendre en photo avec les animaux tués, tandis que les soldats se faisant prendre en photo au-dessus d’un mort humain – provoquent les scandales internationaux ?

 

 

CONCLUSION

Un extrait du site web d’ASPAS:

Les chasseurs n’ont aucune légitimité … Leur passion de la chasse et leur concurrence avec les prédateurs naturels leur donnent une vision déformée de la faune, qu’ils partagent entre « nuisibles » et « gibier ». Les chasseurs ne sont pas des biologistes et n’ont pas de compétence pour décrire un écosystème dans sa globalité. Leur opposition aux mesures de protection de la biodiversité, leur opposition aux ours et aux loups, leur absence dans les combats pour la défense des animaux sauvages, leurs contentieux quasi quotidiens contre les protecteurs ne rend pas leur discours « écologique » crédible.

Pourquoi avec une population de chasseurs représentant moins de 2% de la population en France (selon ASPAS) la chasse a du mal à être abolie ? La réponse est plutôt évidente — les législateurs de ce pays libre et avant-gardiste aux yeux du monde entier (révolution française, siècle des lumières avec ses philosophes, lancement de l’Europe unie en 1950 par R.Schuman, etc.) sont les premiers grands amateurs de ce genre de « loisirs »…
Je reprends mon autre maxime précédemment publiée :

Les lois s’adaptent et se votent en fonction de l’intérêt de « quelqu’un » — le plus souvent d’une minorité — et très rarement de « quelque chose »…

Le débat en « pièces détachées » autour de la chasse — interdire la chasse du dimanche, interdire les pièges, réhabiliter les nuisibles, protéger les loups, protéger les blaireaux, la surpopulation des sangliers — est de toute évidence sans fin, car il tourne en rond.

 

 

SOLUTION POSSIBLE

Ainsi, la solution idéale, réellement efficace, utile et égalitaire (si un jour l’homme a suffisamment d’intelligence, dont il est tant fière) serait :

  1. sur le pied d’égalité avec l’interdiction de la détention d’armes — l’interdiction de toute chasse aux particuliers, car c’est un milieu complètement ingérable et quoi qu’on fasse il y aura toujours des écarts et la désobéissance aux lois ;
  2. et la création d’une institution nationale chargée du maintient d’équilibre entre l’habitat des hommes et la faune sauvage dans les règles strictes, établies et légiférées. Cette structure devrait être spécialement constituée (vétérinaires, scientifiques-biologistes, personnel de terrain pour la gestion des espaces naturels) afin d’en obtenir, peut être, un nouveau ministère régalien où, par définition, il n’y aura pas de place aux amateurs.

Cela peut paraître utopique au premier abord, mais il ne s’agit pas d’un service paramilitaire exerçant la chasse à la place des particulier. Mais d’une structure étatique spécialement conçues, formée et mise en place pour remplacer la chasse publique (menée souvent par les amateurs – n’importe qui peut obtenir le permis de chasse, comme le permis de conduire, y a qu’à voir ce que se passe sur les routes) par la création des zones sauvages — parcs naturels en dehors de tout habitat humain et toutes exploitations agricoles avec la défense de libre entrée. Dans ces parcs la faune s’auto-régulerait, comme elle a la « tradition » de faire depuis la nuit des temps sans aucune intervention intellectuelle d’une autre espèce pensant maîtriser la nature…

Cela résoudrait des tas de problèmes existants avec la chasse libéralisée d’aujourd’hui donnant accès à n’importe qui : les incidents mortels pendant la chasse, les abus sur les animaux, la pollution des espaces naturels (verre cassé, canettes, paquets de cigarettes, pièges-amateurs, etc.), maintient plus équilibré des espèces grâce à l’approche scientifique sur le terrain menée par les spécialistes et non pas par les profanes et leurs enfants en bas âge

Y en a, forcément, qui vont dire qu’on paie déjà suffisamment d’impôts — c’est pas faut.

QuestionMais pourquoi est-ce que l’homme — cotisant pour la sécurité sociale (pour ses propres soins), pour la police et l’armée (pour sa protection de ses semblables), pour le nettoyage et l’entretien des voiries, et tout un tas de choses qu’il a mis en place — ne peut pas cotiser pour la gestion professionnelle d’animaux sauvages qui ont autant de droits à la vie que l’homme ???

Certains animaux ont une vie mentale suffisamment complexe pour avoir une expérience propre de leur bien-être. En d’autres termes, ils ont une vie mentale assez complexe pour que ce qui leur arrive leur importe. On est le sujet d’une vie dès lors qu’on est capable de manifester une vie mentale assez complexe pour s’intéresser à son bien-être (…). Il s’ensuit que les animaux sont des sujets d’une vie et qu’ils sont des titulaires de droits, même s’ils ne le savent pas. — Tom Regan

 

 

– Post Scriptum : au-delà du débat sur la chasse –

Tom Regan considère comme injustifiables des pratiques ou des institutions comme la chasse, la pêche, l’alimentation carnée, les cirques, les zoos, l’élevage intensif. (…) Il englobe dans la même condamnation l’expérimentation sur l’animal dans une perspective médicale ou biologique (…). Il n’admet de transgression au principe de (non)-dommage que dans des cas soigneusement définis d’auto-défense.

Le mouvement pour les droits des animaux soutient que tous les êtres sensibles, humains ou non, ont un droit : le droit fondamental à ne pas être traités comme la propriété d’autrui. Notre reconnaissance de ce droit fondamental signifie que nous devons abolir – et non pas simplement réglementer – les pratiques établies d’exploitation animale, parce qu’elles supposent que les animaux sont la propriété des humains. (…) Nous considérons que le pas principal vers l’abolition, que chacun de nous peut franchir, consiste à adopter un mode de vie végan et à éduquer le public sur ce mode de vie. — Gary Francione

Tant que les êtres humains continueront à répandre le sang des animaux, il n’existera pas de paix dans le monde. La distance qui existe entre la création des chambres à gaz à la Hitler et les camps de concentration à la Staline n’est que d’un pas, car tous ces actes ont été perpétrés au nom d’une justice sociale et il n’y aura aucune justice tant que l’homme empoignera un couteau ou un pistolet pour détruire des êtres plus faibles que lui.
Tout ce verbiage sur la dignité, la compassion, la culture ou la morale semble ridicule lorsqu’il sort de la bouche même de ceux qui tuent des créatures innocentes, pourchassent des renards que leurs chiens ont épuisés, ou même encouragent l’existence des combats de taureaux et des abattoirs. Toutes ces explications, selon lesquelles la nature est cruelle et donc nous sommes en droit d’être cruels, sont hypocrites. Rien ne prouve que l’homme soit plus important qu’un papillon ou qu’une vache. Je considère le fait d’être devenu végétarien comme la plus grande réussite de ma vie. Je ne prétends pas sauver beaucoup d’animaux de l’abattoir, mais mon refus de manger de la viande est une protestation contre la cruauté… Personnellement, je ne crois pas qu’il puisse y avoir de paix dans ce monde tant que les animaux seront traités comme ils le sont aujourd’hui. —
Isaac Bashevis Singer

© Source

• Rédacteur de NEW POINT de VIEW • Contributeur à LE HUFFINGTON POST et LES ECHOS entre autres • Consultant en stratégie et organisation interculturelles • Intervenant chez SKEMA BS

Leave a Reply

Notify of
avatar
Sort by:   newest | oldest | most voted
Mouvement
Guest

Mouvement chasse ARRIVE

THIBAULT
Guest

Sur le fond pas vraiment tord ,sur la forme je pense que certains exemples sont moyens!par exemple y mettre HITLER qui en son temps prônait ce que nous allons appeler un début d’écologie n’est pas vraiment approprié.La chasse pour le plaisir existe depuis bien plus longtemps que nos Carolingiens ou autre Mérovingiens ,SENEQUE en parle déja en parlant de nous les GAULOIS,que nous a apporté l’agriculture et la sédentarisation par rapport aux peuples chasseurs ,la chasse interagit elle sur notre comportement social par rapport au végétalisme ? beaucoup de questions en suspend non?

Marie
Guest

Vous avez fait une excellente synthèse des propos tenus sur divers réseaux sociaux.Je n eles pratique pas tous ,j’ai mes habitudes sur quelques uns et des contradicteurs « abonnés »
Comme vous j’ai été globalement horrifiée par le massacre de la langue française .Mais aussi par la vulgarité et la cruauté des propos ,ainsi que par la duerté des photos qui complétaient..Provocation ,peut être ,mais rien n’est gratuit ,m^me pas l’outrance forcée et tout peut s’interpréter.
Née dans un milieu ou l’on chassait pour améliorer l’ordinaire ,qui était moins qu’ordinaire,je n’ai jamis entendu de tels propos ,ni vu de viandages tels avec des tableaux de chasse.Jamais entendu parler de passion non plus.La chasse était une activité nourricière ,pas un loisir.On n’avait ni le temps ,ni l’argent à investir dans fusils et prolifération de cartouches.

La chasse loisir ,parait il est simplement l’amour de la nature ,le plaisir de s’y promener,la convivialité etc.;
Force est de constater qu’hors chasse ,on ne rencontre aucun des ces promeneurs amoureux..
Je reconnais que certains chasseurs essaient de « moraliser » cette activité .Mais au sein m^me des sociétés de chasse ils s’avèrent incapable de faire le tri entre viandards et/ou braconniers..Et puis chaque cotisation compte ..Nombre de chasseurs ne se cachent pas pour braconner sachant qu ils ne risquent rien.Pour info dans ma région une personne attablée dans un restaurant ,en milieu rural a été bléssée sérieusement au bras par une balle de type calibre utilisé pour le sanglier.Pourtant la chasse de nuit est interdite et nous sommes en période hors chasse.Il n’y a aucun controle au niveau des restaurants qui servent ce plat toute l’année..
Que dire des lachers d’animaux d’élevage qui sont tués pendant la m^me saison ,que dire des agrainages qui sédentaerisent les espèces ,nuisent ainsi aux déplacements de population et donc aux mutations précieuses pour la diversité…

Débat sur la forme..Il est vrai que selon les chasseurs ,les anti ne sont que des « escrolos »(!!) ,urbains ,bobo ,de gauche ,ignorant tout de la nature..

Reste le débat de fond : l’acte de tuer cet autre vivant dont on s’accorde de plus en plus dans les milieux scientifiques à leur reconnaitre émotions ,sentiments et une forme de conscience ( Chercheurs de Cambridge sur les substrats neurologiques de la conscience)

Oui à la chasse
Guest

La partialité doit venir d’une personne neutre, or dans votre article je ressens votre parti pris, l’homme chasseur se sent en parfaite cohésion avec son environnement, il dérange car il tue aux yeux de tous, beaucoup de personnes préfèrent sûrement fuir la réalité en regardant leur viande comme si elle n’avait jamais vécue. Où est le mal quand une personne raisonnable se lève le matin pour aller chasser son morceau de viande? En participant par la même occasion à la protection des cultures et la gestion de la surpopulation, qui est nécessaire en vue de l’urbanisation actuelle.
Assez de viande pour nourrir tous le monde, c’est faux! Les éleveurs ne pourrait pas fournir, la viande provient en majorité d’autres pays et pas seulement pour le coût et où là traçabilité reste douteuse pour certains lots, je préfère de loin aller chasser mon gibier et acheter mon bœuf dans la ferme voisine. Mais les gens qui critiquent la chasse le font-ils également? Non ils consomment avec ignorance leurs viandes nourrie aux hormones étrangère parfois même de cheval vendu en tant que bœuf et ne comprennent pas comment un homme ose tuer dans le champ voisin. Quelle éducation pour les jeunes avec les jeux vidéo remplaçant l’apprentissage de la nature, le poulet plein de panure et de conservateur remplaçant le perdreau ou le pigeon qui pour rappel ont vécus libres et heureux. Le végétarisme reste un mode de vie par choix et non par obligation, heureusement!
Ils prennent les chasseurs pour des idiots en oubliant qu’en côtoyant au plus près la nature, les chasseurs la connaissent mieux que beaucoup de réfractaires à la chasse. Quand aux insectes et animaux qui dérange dans les cuisines, cela concerne surtout les urbains qui construisent à la campagne…
Les opposants à la chasse n’arrêtent pas de dire que c’est l’homme le nuisible avec ses grands souliers, je suis d’accord mais que font t’ils?? Ils ne participent pas également à la dégradation de la faune avec leurs logements, leur véhicules etc…Je trouve bien facile de toujours critiquer, mais en même temps de n’apporter aucune solution concrète…..La parole ne remplacera jamais l’action, qui aujourd’hui reste la chasse!
Attention également à ne pas faire un parallèle entre l’abolition de la chasse et l’abolition de l’esclavage ou le droit de vote des femmes par ex, qui étaient des causes relatives à l’humain. La chasse est considérée comme une aide alimentaire/sanitaire et économique à l’homme même si certains nous accusent de sexisme envers les animaux mais c’est un autre débat….

Citation
« La fin d’une liberté, c’est le début d’une dictature »

« commentaire d’un chasseur »
Nous pouvons admettre toutes critiques à partir du moment ou elles sont constructives et productrices d’améliorations. La simple tolérance que nous exigeons pour l’existence de nôtre activité, la chasse induit obligatoirement de nôtre part la tolérance envers ceux qui ne partagent pas notre passion pour cette activité. Qu’il y est des personnes qui n’aiment pas la chasse me semble tout à fait normal.
Ce que nous réfutons et n’accepterons jamais c’est la volonté de certains de vouloir nous priver de notre passion. La liberté de chasser, comme celle de pêcher doit demeurer accessible à tout citoyen et nous sommes prêt à la défendre et à nous battre pour qu’elle puisse perdurer.

Je pourrai écrire encore des heures mais j’ai beaucoup d’autres occupations, beaucoup ne seront pas d’accord avec moi mais je défendrai cette cause qui pour moi reste juste…

En m’excusant pour les fautes d’orthographe qui ne sont pas signe de stupidité mais comme beaucoup juste un jonglage parfois maladroit entre le langage sms/les écrans tactiles capricieux et les correcteurs automatique, je signale également que je ne consomme JAMAIS d’alcool pour la touche d’humour :)je suis même un chasseur accessible qui tente de redonner une bonne image à la chasse qui est salie par des préjugés….

Oui à la chasse sur facebook

Marie
Guest

Votre vision reste binaire.Si on est opposant on est forcément un ignare qui vit déconnecté de la nature et de ses réalités..Et le chasseur est lui au contraire le modèle de l’humain au fait de toute chose naturelle??

Opposante à la chasse ,mais non sectaire car certains peuples doivent en vivre ,je rends à ces chasseurs leur place de prédateur dans une prédation mesurée qui n’a rien à voir avec les dérives de la chasse.
Je peux reconnaitre que vous êtes en phase avec Montaigne quand il dit « on ne devrait manger que l’animal que l’on a soi m^me tué », mais en apparence seulement car en disant celà Montaigne essaie d’attirer l’attention sur la gravité de l’acte de tuer .
je ne pense pas que les hommes à fusil que je vois ricanant avec la dépouille à leur pied aient telle perception..Je pense plutôt que l’indien qui tuait le bison en ayant le sentiment que ce faisant il offesait la nature en était plus proche..
On vous accuse de sexisme,dites vous envers les animaux??????
Non ,je vous accuse tout simplement de « spacisme ».Le spécisme étant impérialisme de l’espèce ,comme le racisme est impérialisme de la race..
Votre vision est tres anthropocentrée et un rien archaique..
Vous parlez de liberté de vivre une ou des passions..
Certes ,des intellectuels dans les années 80 des écrivains pédophiles demandaient la liberté d’aimer l’enfant ,leur passion
Pour moi toute liberté s’arrête au regard d’une victime.
Que votre victme l’animal ,soit sacrifiée sur l’autel d’un acte naturel qui est celui de se nourrir ne doit pas faire oublier que depuis 30000 nous sommes sapiens sapiens ,aléas évolutif profitant de circonstances encore favorables..Jusqu’à quand???Il serait bon de se poser la question des origines de la vie ,de l’animalité donc de l’humanité et de son devenir..

Oui à la chasse
Guest

Je n’ai pas la prétention de dire que tous les opposants sont ignares, déconnectés et les chasseurs modèles…..

 » beaucoup ne seront pas d’accord avec moi mais je défendrai cette cause qui pour moi reste juste…  »

…..comme écris, je défend ce qui me parait juste et respecte votre vision tant que vous ne me l’imposez pas.

Vous voyez ma vision comme « anthropocentrée et un rien archaïque.. »
Antropocentrée, c’est notre mode de vie actuel, l’homme marche partout et cela ne s’arrange pas mais que faire??? détruire logements/routes pour redonner l’espace à la faune?? même si nous feront tout notre possible pour que chaque espèces ne soit jamais en extinction, l’homme restera prioritaire, sacrifieriez-vous vos enfants pour un animal?

Archaïque voudrait dire que votre vision est obligatoirement notre futur, moi je n’ai pas cette prétention concernant la mienne, le futur dépend de notre présent, d’où l’intérêt pour moi de donner à la chasse l’image quelle mérite aujourd’hui.

D’ailleurs vous dites que la plupart des anti-chasse sont des ex-chasseurs, mais moi je connais également énormément d’anti-chasse qui sont chasseurs actuellement, car les gens perçoivent une mauvaise information de la chasse principalement à cause des préjugés et des médias.

Pour moi votre vision reste sectaire, car avant d’aller voir les autres peuples, il faudrait que la France soit irréprochable, vous voulez prôner le végétarisme ou l’abolition de la chasse en regroupant votre « camp » sans vous dire que cela est VOTRE opinion.

Qui êtes-vous pour dire à l’homme ce qui est bien ou mal?

Je vais finir par quelque chose de simple:
« Dans la vie, quoique que l’on fasse il y aura toujours une personne mécontente et opposante, si à chaque fois nous nous privons parce qu’il y a une personne anti,on ne ferait plus rien du tout….D’ou l’importance essentielle de la tolérance entre nous, Que chacun fasse ce qui lui plaise tant qu’il respecte la loi qui est là pour nous guider vers une bonne conduite…..j’ai d’ailleurs été outré de votre comparaison avec la pédophilie qui n’est pas du tout approprié dans ce débat…..MERCI

THIBAULT
Guest

L’archaisme est il une vision passéiste d’une chose?ou une vision plus volontaire des choses? le modernisme ne cacherait il pas plutôt une deconnection des valeurs du passé en refusant de les intégrer aux réalités d’aujourd’hui.Vous incluez beaucoup d’élément du passé négatif, pour l’écologie la même chose peut être fait!mais quel intérêt? la chasse est surement responsable de disparition,mais jamais un peuple chasseur n’a fait disparaitre une espèce, la disparition d’especes justement a été favorisé par les peuples sédentaires et agraires!

Marie
Guest

« la chasse salie par des préjugés « dites vous??
Non la chasse est d’abord salie par les dérives des hommes à fusil…
Les plus acharnés des anti chasse sont souvent des anciens chasseurs

sophie
Guest

Je voudrais juste faire part de mon expérience concernant la chasse. je suis pour la protection animale mais sans être un e extrémiste, je suis contre toute les extrêmes.La régions dans laquelle je vis et saturé en sanglier, ils viennent même dans le villages pour fouiller les poubelles, détruisent les cultures, vignes etc… J’ai travailler plusieurs années dans une spa et j’ ai eut l’occasion de côtoyer des chasseurs très inquiets pour leurs chiens et d’autres qui s’en moquaient totalement, des tueurs de chats etc.. Des chasseurs qui laissaient leurs chiens sans eaux ni nourriture (ou le minimum) dans des enclos, j’ai lors de mes randos, vus des tas de douilles mais j’ai vu aussi des chasseurs incapable de tirer sur un bel animal ou nettoyer la forêt en dehors des périodes de chasse etc… C’est une question de personne, que ce soit le chasse, la rando la pêche etc..Je me souvient de cette discussion pathétique que je tenais à une collègue spa, outré parce que je ne suis pas contre la chasse. J’expliquais à cette personne que oui, je préfère manger un animal qui à vécu dans la nature, s’est reproduit etc…plutôt qu’un animal élevé en batterie, qui n’a jamais vue le jour etc..Je lui explique mon point de vue pendant qu’elle mange son mac do!!Que dire!!

audrey
Guest

d’accord avec vous Sophie, d’accord avec cet article encore une fois très pertinent; une bonne solution (d’après ma modeste expérience d’humain non-scientifique ni très impliqué dans un mouvement quel qu’il soit) serait la mise en place d’une structure de professionnels (comme mentionné par l’auteur)pour réguler les espèces (je n’aime pas ce terme réguler mais bon) en attendant qu’un jour l’homme arrive à recréer un équilibre naturel s’autorégulant tout seul et tout en admettant le fait que l’on se régule nous-mêmes, cela n’arrivera certainement pas (à cause de notre nature humaine) ou alors dans très très longtemps et d’ici là, il ne restera plus gd-chose d’animal sur cette pauvre planète qui sera bien souillée, donc en fait je ne crois pas que l’homme un jour vive en harmonie avec le reste des espèces naturelles (faune et flore); le fait que nous « pensions et désirions ou ne désirions pas, cette notion de libre-arbitre », nous rend contre-nature. Nous n’avons pas su rester dans nos grottes et s’en contenter, c’est là que tout à déraillé.

fabchasseisère
Guest

alors les chasseurs ne sont pas tous des cons mais des arriérés visiblement pour toi « Bien que, ma foi, un constat ma sauté aux yeux — 95% de chasseurs participants aux discussions à l’écris maîtrisent le français pire qu’un étranger en première année d’apprentissage. Faire jusqu’à 10 fautes d’orthographes dans une phrase simple de 5-8 mots et en plus placer les insultes tous les 2-3 mots — ça en dit beaucoup de choses sur le niveau général de cette couche de population visiblement retardée par leurs lieux d’habitation reculés du monde civilisé.
Et pourtant, la France n’est pas un pays vaste, les « coins reculés » sont très proches des autoroutes, des supermarchés ou du TGV. Ici on est loin des « coins reculés » de la Sibérie, du nord canadien ou de la brousse australienne.
Ça doit être la « grande capacité » d’ouverture sur le monde des défenseurs de la chasse….
Dans tous l’article je ne vois que du vomi de mots avec quasi aucun fait recoupés et avérés. Du coup arguments, et raisonnements logiques sans biais cognitifs sont absents.
Ca reste « marrant » à lire! je réfléchis à présenter ton article à des zététiciens, ça pourrait être intéressant.

Maxmared
Guest

Excellent article !!! Quelques fautes relevées par-ci par là.. mais, peut-être « volontaires » pour être davantage lu par les pro’ ;) ! Néanmoins, très très bien !!
Ayant planché en long en large et en travers sur le sujet, j’arrive exactement aux mêmes solutions alternatives ! Donc, j’en déduis que ce raisonnement se tient parfaitement !!
Mais…….Deux points noirs à l’horizon ; le premier, évidemment, est l’argent, une gestion de la faune sauvage (même en réserve) coûterait beaucoup trop cher à l’Etat… et les agglomérations et métropoles sont en constante augmentation, donc, très peu d’espace pour nos petites bébêtes…mais… la mise en place d’un organisme de gestion serait une solution évidente pour combattre la crise du chômage… ! Je ne suis pas financière, donc à creuser… Et, deuxième point noir : le sanglier.
Les comptages ont été depuis les années 70/80 volontairement erronés par la Fédé’ et les gardes chasse eux-mêmes pour subvenir à la demande…Il faut le savoir !!! C’était un animal facile à abattre, facile à trouver et surtout détesté des agriculteurs, c’est de là que vient cette « pseudo mission de régulation » que nous rabâchent les chasseurs !! Sachez-le !
Le fait est que c’est une réalité, malheureusement, et j’ai honte de le dire, mais, il est en « trop grand nombre »…
Éthiquement parlant, je pense que c’est l’humain qui est clairement en surpopulation et que c’est nous qu’il faudrait réguler…mais bon… Le sanglier a évolué, justement à cause de nos bons amis les chasseurs ! Il est plus malin, résisterait à n’importe quel prédateur de son environnement et comme il a été nourri, il s’est étendu hors de ses frontières… Pour le sanglier, je n’ai pas de solution.. je refuse qu’on les abatte, déjà de quel droit !? De plus je suis végan, anti-chasse et écolo’, c’est contre tous mes principes ! Sinon, pour en finir avec la chasse la première étape, vous l’avez parfaitement dit, est de retirer ce « lobby » aux particuliers ! La population de gibier n’augmenterait pas à ce point, c’est faux, et il y aurait beaucoup moins de dégâts écologiques, car le chasseur est un « nuisible » pour l’écosystème ; il ne le connaît pas… ! (sans vouloir les insulter, c’est un fait, la majorité des chasseurs, pas tous attention, ne connaissent pas la Nature..c’est pour cette raison qu’il y a autant de « dérapages ») …à suivre !

wpDiscuz